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Affichage des articles associés au libellé Exclusion

Le malheur des autres - Bernard Kouchner

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  Reconnaître le malheur des autres, comprendre les processus d'exclusion, ce n'est pas seulement accepter de partager une émotion intime, c'est aussi affirmer que nous sommes tous responsables devant cette humaine barbarie.

L’exclusion- Thibault Hauthuille

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- Photo "Les trois amis" de chris.paul74 - Jusqu'où faut-il être descendu  pour que la ré-humanisation  passe par le regard d'un chien ? Entendu à Diaconia 2013 _______________________________

Dignité humaine – Mère Teresa de Calcutta

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  Le pauvre n'a pas faim seulement de pain, il a aussi terriblement faim de dignité humaine. Nous avons besoin d'amour et besoin d'exister pour quelqu'un d'autre. C'est là que nous commettons une erreur : lorsque nous repoussons les gens sur le bas-côté. Non seulement nous avons refusé aux pauvres un morceau de pain mais, en les considérant comme rien, en les abandonnant à la rue, nous leur refusons cette dignité qui est la leur, de plein droit, en tant qu'enfants de Dieu. Le monde, aujourd'hui, est affamé non seulement de pain, mais d'amour ; il a faim d'être désiré, d'être aimé. Les gens ont faim de sentir la présence du Christ. Dans beaucoup de pays, on dispose de tout en abondance, sauf de cette présence, de cette bienveillance.

D’autres faims – Mère Teresa

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Le riz ou  le pain, que je donne à l'affamé ramassé dans la rue apaiseront sa faim. Mais celui qui vit dans l'exclusion, le manque d'amour et une grande peur, combien il sera difficile de combler cette faim-là. Vous qui habitez en Occident, bien plus que la pauvreté matérielle, vous connaissez la pauvreté spirituelle, et c'est pour cela que vos pauvres sont parmi les plus pauvres. Parmi les riches, il y a souvent aussi des personnes spirituellement très pauvres. Je trouve qu'il est facile de nourrir un affamé ou de fournir un lit à un sans-abri, mais consoler, effacer l'amertume, la colère et l'isolement qui viennent de l'indigence spirituelle, cela demande beaucoup plus de temps.

Les exclus - Albert Hari

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  Les exclus tu les connais, Seigneur. Tu les as rencontrés et accueillis sur ta route : Tu es venu pour eux, en priorité, Pour leur redonner leur dignité Et les réinsérer dans leur peuple. Les exclus sont sur notre route et nos écrans : Exclus de l'économie, du progrès, Des soins, du partage et du respect… Ils ont faim de pain et de justice. Ils sont étrangers, malades, drogués, En prison ou torturés dans des camps. Ouvre nos yeux, Seigneur, Pour regarder la réalisation en face. Ouvre notre cœur Pour essayer de comprendre la détresse. Ouvre notre intelligence Pour réfléchir sur les causes de l'exclusion. Donne-nous la force d'accueillir et d'agir.

Cri de pauvre : Regard - Bernard Jährling

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On est comme ça, nous : quelqu'un qui te regarde, tout de suite, tu te sens rejeté. Tu sens leurs yeux sur toi. Tu rentres dans un lieu, tu vois les gens qui se retournent, curieux, froids, méprisants... Leur tête qui se détourne quand tes yeux croisent les leurs. Tu te sens un sac-poubelle déchiré et puant. - Extrait de "Pierre d'homme" -

Texte : Ils vivent à nos portes - Albert Hari

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Ils vivent à nos portes, Dans notre rue, Dans le métro… Dans tous ces lieux Où nous ne faisons que passer. Ils ont élu domicile. Savons-nous leur apporter la chaleur D'un regard, un mot, Un geste de réconfort ? ___________________

Texte : Faux semblant - Maurice Bellet

Sous prétexte de résistance à l'esprit du monde, on peut très bien s'enclore dans une espèce de «bulle», ou de clan religieux où l'on se tiendra à l'écart des préoccupations sociales, de la rencontre entre la religion et la psychologie, la psychanalyse, à l'abri de toute confrontation avec la critique... considérant tout cela comme dépassé. Or, en demeurant bien au chaud dans une prière, une paix et une joie superficielles, on ne fait que conforter le monde dans ses aspects les plus redoutables. Tel le règne féroce de l'économie et de l'argent récapitulé dans cette maxime : «Si Dieu est Dieu, les affaires sont les affaires...». On se tient alors dans une dépendance absolue vis-à-vis du système en place, et c'est l'illusion la plus totale. L'attitude inverse consiste selon moi à risquer l’Évangile dans la confrontation la plus rude, la plus dangereuse avec la réalité de ce monde. En repérant d'abord où est le «lieu du co...

Prière : Rends-nous inventifs - Anonyme

Seigneur notre Dieu,  Pour nous, rien n'est pire que d'être laissé de côté, alors que les autres se rassemblent pour parler et rire ; d'être muni d'un billet d'entrée pour la salle où les autres se réjouissent de nous voir  refuser la porte ; d'être abandonné, après usage, alors que la parole avait été donnée de ne jamais reprendre l'amour ! Rien n'est pire que d'être écarté comme quelqu'un qui n'a plus de part à la fête commune et comme quelqu'un  dont il n'y a plus rien à recevoir. Il n'y a rien de pire, Seigneur Dieu, que les paroles et les regards absents, par lesquels on déclare le délaissement ! C'est pourquoi nous te prions, toi qui ne pousses personne de côté et qui déclares ta tendresse à tous ceux qui cherchent à vivre : apprends-nous à déclarer de notre présence, ceux qu'on a murés dans l'oubli. Avec l'Évangile de Jésus de Nazareth, fais-nous inventer les mots et les gestes qui décla...

Texte : Au pied du mur - d'après Jean Debruynne

Il y a des murs partout, des, des murailles, des remparts, des forteresses. On dit que c'est pour se protéger mais c'est pour s'enfermer. Qui est le prisonnier ? Celui qui est derrière les murs avec son coeur libre, ou celui qui est dehors le coeur enchaîné aux affaires ? Il y a des murs de mépris... Il y a des murs de la honte... il y a des murs qui écrasent... Il y a le mur de l'argent... Le mur écrit de cris... Le mur où il est défendu de déposer les ordures mais où les hommes sont bien obligés de se poser parce qu'ils n'ont nulle part ailleurs pour dormir... Les murs tristes qui font le tour des banlieues, le béton sans visage qui dresse des tours et des barres, longues, si longues que de loin, elles ressemblent à des cercueils... les murs où les chiens aboient pour cause de propriété privée, de chien méchant... Le mur du savoir avec tous ceux qui n'ont jamais eu le droit d'y entrer et qui n'ont appris ce qu'ils...

Texte : La casse ? J’y crois pas… - L. Rolu

Le long des trottoirs, sur les plages, dans les coins, Des automobiles abandonnées… Des ailes brisées, des châssis cassés, des monteurs enfoncés, Des portières démontées, des coussins éventrés, des roues enlevées. D'autres bagnoles ont encore un petit air de fierté, mais elles sont finies, terminées, usées. A I’Argus, elles ne sont plus cotées . Le garagiste a déclaré : «  Inutile de réparer, rien de bon à récupérer. » Le contrôleur de l’assurance a déclare : « ça ? = Une épave ! » Les épaves attendent… attendent qu’on les ramasse, Qu’on les entasse… pour la casse, la grande casse. Les gens ont dit : « Ce gars-là ? c’est un fainéant, Il finira en prison. En lui… rien de bon, c’est une épave ! » Le Christ a dit : « Les épaves ? Connais pas ! Les gens perdus, çà n’existe pas. Il y a toujours un truc à récupérer, il y a toujours une valeur cachée, Il y a toujours sous la rouille, une partie de vie humaine qui est propre et saine. C’est pour récupérer ce qui é...

Citation : Les exclus - Martin Hirsch

Les exclus sont souvent des gens à qui personne n'a jamais fait confiance. __________________________

Texte : Non à une économie de l'exclusion - Pape François

De même que le commandement de “ne pas tuer” pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine, aujourd'hui, nous devons dire “non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale”. Une telle économie tue. Il n’est pas possible que le fait qu’une personne âgée réduite à vivre dans la rue et meure de froid, ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de deux points en bourse en soit une. Voilà l’exclusion. On ne peut plus tolérer le fait que la nourriture se jette, quand il y a des personnes qui souffrent de la faim. C’est la disparité sociale. Aujourd'hui, tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible. Comme conséquence de cette situation, de grandes masses de population se voient exclues et marginalisées : sans travail, sans perspectives, sans voies de sortie. On considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation, qu’on peut utiliser et ensuite ...

Texte : La culture de mise à l’écart – Pape François

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- Photo "Recherche d'emploi" de dwursteisen - Quand nous isolons les jeunes, nous faisons une injustice : nous les séparons de leur appartenance : leur famille, leur patrie, leur culture, leur foi… mais, nous ne devons surtout pas les isoler de toute la société ! Ils sont – vraiment – l’avenir d’un peuple ! Ils sont l’avenir parce qu’ils ont la force, ils sont jeunes, ils doivent pouvoir aller de l’avant. Mais à l’autre extrême de la vie aussi, les personnes âgées, sont l’avenir d’un peuple. Un peuple a un avenir s’il avance avec ces deux réalités : d'une part, avec la force  des jeunes pour le faire avancer et d'autre part, avec les personnes âgées car ce sont elles qui donnent la sagesse de la vie. Bien des fois, je pense que nous commettons une injustice envers elles : nous les laissons de côté comme si elles n’avaient rien à nous donner ; Pourtant, elles ont la sagesse, la sagesse de la vie, la sagesse de l’histoire, la sagesse de la patr...

Cri de pauvre : Fin de droit ! - Philippe Pichon

En 2010, un million de personnes ont cessé d'être indemnisés par l'assurance chômage. Une sortie du système souvent synonyme de découragement et d'exclusion. "Fin de droit" : cette expression stigmatisante résonne comme la "fin des droit à dire, à être entendu, à exiger, à espérer" ; elle est malheureusement tombée dans le langage usuel des institutions.         ______________________         Imaginez-vous :            un million de chômeurs, en 2010,           ne touchent plus aucune indemnisation,            soit : 0 € par mois, pour vivre !!!           Et combien de chômeurs en plus depuis cette date ?  

Vidéo 5mn : Changeons notre regard sur l'exclusion - FNARS

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Cri de pauvre : On n'est rien ! - Un détenu de Prison

Seigneur, quand on est en prison, on n'est Rien. Quand on n'est Rien, on a envie de te parler. Mais quand on n'est Rien, on ne pense à Rien ! Alors, on ne dit Rien ! Pardonne-moi, Seigneur, si je n'ai Rien, si c'est le vide, Le désert tout au fond de moi. Mais ce Rien, Seigneur, je te l'offre tout de même, Parce que c'est le mien. Et puis, il pèse si lourd, mon Rien... - Lu dans "La Vie" n° 3255 -