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Message du jour

L'ondée - Xavier Grall

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- Photo "Rainy saturday" de Eric Montfort -  Or donc la sécheresse avait été si âpre, si obstinée que cette ondée-là est tombée sur le pays comme la manne des temps bibliques : étrange, inespérée, miraculeuse. Oui, en pleine Bretagne, dans le plein de l'été, la pluie nous apparut comme extraordinaire. Elle mouilla les toits de Botzulan, apaisa les greniers qui suffoquaient, rendit aux ardoises l'éclat de leur azur, puis elle chanta allègrement dans le zinc des gouttières avant de remplir les ornières et les ravines... L'odeur délicieuse de la terre humide et des herbes mouillées m'est montée aux narines. Les plus jolies femmes n'ont pas de meilleurs parfum... Oui, un événement, cette première ondée. Mme Laz, qui tempête contre la chaleur, - j'aurais pu la croire ravie par l'aubaine : "Vous savez, m'a-t-elle dit, les estivants ne sont pas contents parce qu'il pleut, et les agriculteur ne le sont pas non plus pa...

Texte : Bonheur et canapé - Pape François

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Dans la vie, il y a une paralysie dangereuse et souvent difficile à identifier, et qu’il nous coûte beaucoup de reconnaître. J’aime l’appeler la paralysie qui naît lorsqu’on confond le bonheur avec un canapé ! Oui, croire que pour être heureux, nous avons besoin d’un bon canapé. Un canapé qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un canapé ... qui nous garantissent des heures de tranquillité pour nous transférer dans le monde des jeux vidéo et passer des heures devant l’ordinateur. Un canapé contre toute espèce de douleur et de crainte. Un canapé qui nous maintiendra enfermés à la maison sans nous fatiguer ni sans nous préoccuper. Le canapé-bonheur est probablement la paralysie silencieuse qui peut nous nuire davantage ; parce que peu à peu, sans nous en rendre compte, nous nous endormons, nous nous retrouvons étourdis et abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous. Sûrement, pour b...

L'Esprit Saint ? - Habib Hazim (Ignace IV d'Antioche)

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  Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Évangile est une lettre morte, l’Église une simple organisation, l’autorité une domination, la mission une propagande, le culte une évocation, et l’agir chrétien une morale d’esclave. Mais en Lui : le cosmos est soulevé et gémit dans l’enfantement du Royaume, le Christ ressuscité est là, l’Évangile est puissance de vie, l’Église signifie la communion trinitaire, l’autorité est un service libérateur, la mission est une Pentecôte, la liturgie est mémorial et anticipation, l’agir humain est déifié. Ainsi soit-il.

Le malheur des autres - Bernard Kouchner

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  Reconnaître le malheur des autres, comprendre les processus d'exclusion, ce n'est pas seulement accepter de partager une émotion intime, c'est aussi affirmer que nous sommes tous responsables devant cette humaine barbarie.

Sous et sur-développement – Karol Vojtyla

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Une constatation déconcertante de la période la plus récente devrait être hautement instructive : à côté des misères du sous-développement qui ne peuvent être tolérées, nous nous trouvons devant une sorte de sur-développement, également inadmissible parce que, comme le premier, il est contraire au bien et au bonheur authentiques. En effet, ce surdéveloppement, qui consiste dans la disponibilité excessive de toutes sortes de biens matériels pour certaines couches de la société, rend facilement les hommes esclaves de la «possession» et de la jouissance immédiate, sans autre horizon que la multiplication des choses ou le remplacement continuel de celles que l'on possède déjà par d'autres encore plus perfectionnées. C'est ce qu'on appelle la civilisation de «consommation», qui comporte tant de «déchets» et de «rebuts». ... Nous touchons tous de la main les tristes effets de cette soumission aveugle à la pure consommation : d'abord une forme de mat...

Citation, Qualité de vie - Jacques Palard

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- Photo "Vieillir ensemble au Pérou ou ailleurs" de Martine - Ce qui importe, ce n'est pas d'ajouter des années à la vie, mais d'ajouter de la vie aux années. ________________

Je connais des bateaux - Mannick

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Je connais des bateaux qui restent dans le port De peur que les courants les entraînent trop fort Je connais des bateaux qui rouillent dans le port À ne jamais risquer une voile au dehors Je connais des bateaux qui oublient de partir Ils ont peur de la mer à force de vieillir Et les vagues, jamais, ne les ont séparés Leur voyage est fini avant de commencer Je connais des bateaux tellement enchaînés Qu'ils en ont désappris comment se regarder Je connais des bateaux qui restent à clapoter Pour être vraiment sûrs de ne pas se quitter Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini De s'épouser encore chaque jour de leur vie Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver Je connais des bateaux qui reviennent au po...

Texte : Réenchanter le monde - Pierre Rabhi

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En même temps que le réenchantement du monde que nous aurons à accomplir, (la beauté étant à l'évidence une nourriture immatérielle absolument indispensable à notre évolution vers un humanisme authentique), nous devons également et impérativement trouver une façon juste d'habiter la planète et d'y inscrire notre destin d'une manière satisfaisante pour le cœur, l'esprit et l'intelligence. J'entends par beauté celle qui s'épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l'homme, qui, pour foisonnantes qu'elles soient, n'ont pas sauvé le monde et ne le sauveront jamais. En réalité, il y va de notre survie. Le choix d'un art de vivre fondé sur l'autolimitation individuelle et collective est des plus déterminants ; cela est une évidence.

Je ne crois pas – Dom Helder Camara

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Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants. Je veux croire aux droits des êtres humains, à la main ouverte, à la puissance des non-violents. Je ne crois pas à la race ou à la richesse, aux privilèges, à l’ordre établi. Je veux croire que le monde entier est ma maison. Je veux croire que le droit est un, ici et là, et que je ne suis pas libre tant qu’un seul être humain est esclave. Je ne croirai pas que la guerre et la faim soient inévitables et la paix inaccessible. Je veux croire à l’action modeste, à l’amour aux mains nues et à la paix sur Terre. Je ne crois pas que toute peine soit vaine. Je ne croirai pas que le rêve de l’être humain restera un rêve et que la mort sera la fin. Mais j’ose croire, toujours et malgré tout, à l’être humain nouveau. J’ose croire au rêve de Dieu même : un ciel nouveau, une Terre nouvelle où la justice habitera.

La foi - Xavier Grall

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- Photo "Le voilier et le soleil couchant" de Nadine P'tite nad 2A  - La foi est porte ouverte, seuil franchi, affranchissement, bruit des pas sur la route, bonne brise, voilier filant aux îles. Mes Divines, la foi est aventure, vent claquant, souffle, envolée de colombes, voile gonflée. Partez, partez, au nom de Dieu.

Le temps passant - Xavier Grall

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Ah, les temps passants !  Mais n’est-ce pas nous qui passons ?  … Et si le paradis commençait ici et maintenant, S’il n’y avait nulle cassure entre le temps et l’éternité ? Le peu que l’on a, l’étreindre. En tirer tous les sortilèges Comme ces enfants pauvres  Qui découvrent les merveilles Au bout de leurs bricoles. Ah, les temps passants !  Ils furent urbains, parisiens, Les voici paysans, manants. Ils furent fébriles, agiles, Les voici tranquilles et comme apaisés. Ne nous plaignons pas. D'autres ont connu des ans si durs, Des ans brisés avec rien dedans Que de la peine et de la douleur ! Ainsi donc, à toi, Mon quarante-septième printemps, Je viens te dire bonjour ! 

Qui fait quoi ? - Anonyme

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  C’est l’histoire de quatre personnes qui s’appelaient :      « Tout le monde »,      « Quelqu'un »,      « Chacun », Et  « Personne ». Il y avait un important travail à faire et Tout le monde fut sollicité pour le faire. Tout le monde était certain que Quelqu'un le ferait. D'ailleurs, Chacun aurait pu le faire, mais Personne ne le fit. Quelqu'un se mit en colère parce que c’était le travail de Tout le monde. Mais Tout le monde pensait que Chacun pouvait le faire, C’est pourquoi Personne ne se rendit compte que Tout le monde ne le ferait pas. Au final, Tout le monde reprocha à Quelqu'un que Personne n’avait fait ce que Chacun aurait pu faire. Ainsi… rien ne se fit !!!

J'ai vu un peu de ta lumière - La Mission Ouvrière

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J'ai vu un peu de ta lumière Sur le visage de tous ceux qui essaient d'aimer simplement Sur le visage de tous ceux qui me redisent la grandeur de l'amitié et du partage Sur le visage de tous ceux qui me révèlent la richesse des diverses cultures J'ai vu un peu de ta force Sur le visage de ceux qui osent prendre la parole après avoir été tant écrasés Sur le visage de ceux qui se sont libérés de l'esclavage de l'alcool ou de la drogue Sur le visage de ceux qui se sont relevés après être tombés gravement J'ai vu un peu de ta clarté Sur le visage de ceux qui défilent pour dire NON au démantèlement des entreprises Sur le visage de ceux qui luttent pour le respect de l'Homme et contre l'exploitation de l'étranger Sur le visage de ceux qui dénoncent l'inacceptable et agissent pour le droit au logement ... J'ai vu un peu de ta force Sur le visage de tous ceux dont l'amour a été brisé et qui cherchent à se reconstruire Sur le...