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Affichage des articles du mai, 2024

Trouver sa route - Martin Gray

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Photo : www.3lian.com Il y a mille chemins qui conduisent au bonheur et à la paix. Chacun peut trouver sa route dès lors qu’il s’efforce de comprendre l’autre. Et pour comprendre l’autre, il faut le voir, imaginer qu’on est à sa place. Il faut sortir de soi, de ses rêves. Voir le réel tel qu’il est.

Sans amour - Augustin d'Hippone

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Le devoir sans amour nous rend acharné. La responsabilité sans amour nous rend impitoyable. La justice sans amour nous rend dur. La vérité sans amour nous rend critique. L'intelligence sans amour nous rend rusé. La gentillesse sans amour nous rend hypocrite. L'ordre sans amour donne un esprit étroit. L'honneur sans amour nous rend orgueilleux. La possession sans amour nous rend avare. La foi sans amour nous rend fanatique. La vie sans amour est sans valeur. _______________________

Le cancre - Jacques Prévert

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Il dit non avec la tête Mais il dit oui avec le cœur Il dit oui à ce qu'il aime Il dit non au professeur Il est debout On le questionne Et tous les problèmes sont posés Soudain le fou rire le prend Et il efface tout Les chiffres et les mots Les dates et les noms Les phrases et les pièges Et malgré les menaces du maître Sous les huées des enfants prodiges Avec des craies de toutes les couleurs Sur le tableau noir du malheur Il dessine le visage du bonheur.

Citation : Optimiste, pessimiste ? - Emmanuelle François

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Un optimiste qui agit ira toujours plus loin que deux pessimistes qui restent assis à récriminer. _________________

L'estime - Charles de Foucault

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  Combien nous devons estimer tout être humain, combien nous devons aimer tout être humain ! C'est l'enfant de Dieu. Dieu veut que ses enfants s'aiment entre eux comme un tendre père veut que ses fils s'aiment entre eux. Aimons tout homme parce qu'il est notre frère et que Dieu veut que nous le regardions comme tel, parce qu'il est l'enfant du Dieu bien aimé...

La banque du temps - Anonyme

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Imaginons la banque déposant chaque matin sur notre compte la somme de 86 400  Euros. Elle ne garde aucun solde d'une journée à l'autre. Chaque soir, elle enlève tout ce qui n'est pas utilisé. Que faisons-nous alors, N'allons-nous pas tout utiliser chaque jour jusqu'au dernier sou ? Nous avons tous une telle banque. Son nom est "le temps". Chaque matin, on dépose à votre compte, 86 400 secondes. Chaque soir, on efface tout ce qui n'est pas utilisé. A minuit, il ne reste rien au compte. Impossible d'être à découvert. Si l'on n'utilise pas tout, c'est perdu ! Rien n'est remboursé. Impossible d'emprunter sur demain ! Il nous faut vivre avec le présent, le dépôt d'aujourd'hui. Investissons-le donc de façon à en obtenir le maximum en santé, en bonheur, en solidarité, en succès ! L'horloge avance. Faisons le maximum aujourd'hui car... Pour réaliser la valeur d'une année, questionnez l'étud

On frappe... on frappe... - Paul Claudel

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  Qui a frappé ? Il n'y a pas à s'y tromper, c'est celui qui vient comme un voleur au milieu de la nuit, celui dont il est écrit : " voici que l'époux vient, sortez à sa rencontre ! " Et nous écoutons, palpitants. Peut-être ne frappera-t-on qu'une fois. Peut-être se battra-t-il contre la porte toute la nuit, comme parfois jusqu'au matin nous entendons ce volet exaspérant qui ne cesse d'arloquer et de battre. Mais c'est un tel ennui de se lever et de déclore cette vieille porte ! Elle est assujettie de deux verrous, qui ne font qu'un de ce qui est mobile et de ce qui est inerte : l'un s'appelle mauvaise habitude et l'autre mauvaise volonté. Quant à la serrure, c'est notre secret personnel. La clé est perdue. Il faudrait de l'huile pour la faire marcher. Et ensuite, qu'est-ce qui arriverait si on ouvrait la porte ? La nuit, le grand vent primitif qui souffle sur les eaux, quelqu'un qu'on ne voit pas mai

Se libérer des représentations - Etty Hillesum

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  Je sais comment libérer peu à peu mes forces créatrices des contingences matérielles, de la représentation de la faim, du froid et des périls. Car le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité. La réalité, on la prend en charge avec toute la souffrance, toutes les difficultés qui s’y attachent. On la prend en charge, on la hisse sur ses épaules et c’est en la portant que l’on accroît son endurance. Mais la représentation de la souffrance    – qui n’est pas la souffrance, car celle-ci est féconde       et peut vous rendre la vie précieuse – il faut la briser. Et en brisant ces représentations qui emprisonnent la vie derrière leurs grilles, on libère en soi-même la vie réelle avec toutes ses forces, et l’on devient capable de supporter la souffrance réelle, dans sa propre vie et dans celle de l’humanité.

Notre maison la terre - Indiens d'Amérique

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Toi dont la voix s'étend Dans le souffle de brise, Toi dont l'haleine donne vie au monde Nous avons besoin de ta force et de ta sagesse. Fais que nous marchions dans ta beauté, Que jamais nos yeux ne se lassent pas de contempler Les ors et les pourpres du soleil couchant. Aide-nous à lire les messages que tu as cachés Dans les feuilles et les rochers. Rends-nous sages, afin que nous saisissions Ce que tu nous as enseigné. Fait que nous soyons toujours prêts à venir à toi Les mains propres et le regard clair. Ainsi, quand la vie s'éteindra Comme s'éteint le soleil couchant, Sans honte, nos esprits pourront venir à toi. Grand esprit, transforme nos cœurs, Afin que nous n'enlevions pas jamais À la beauté de ta création Plus que nous lui donnons. Apprends-nous à ne jamais détruire à la légère Pour satisfaire notre avidité A ne jamais oublier de prêter nos mains Pour édifier la beauté de la terre ; À ne jamais prendre Ce dont nous n'

L'enfant du chômeur (3) - Claude Halmos

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Il faut aider les gens qui vivent cet invivable à trouver quand même en eux la force de le supporter. Il en va du présent, mais aussi de l’avenir. Si l’on ne fait rien, ces enfants devenus adultes ne pourront que reproduire la sauvagerie dans laquelle on les a fait grandir, en allant, par exemple, incendier des cabines téléphoniques, des voitures, comme trop nombreux ils le font déjà. Ce qui est grave car, en commettant ces actes, ils découvriront la jouissance qu’il peut y avoir à détruire, une jouissance dont ils auront ensuite le plus grand mal à se détourner, car elle leur donnera l’illusion d’exister, c’est-à-dire d’accéder à un statut de sujet que la société, en leur refusant un travail, une identité sociale, leur aura toujours refusé. Le premier pas à faire, c’est de reconnaître leurs souffrances, celles de leurs familles et l’injustice de ces souffrances.