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Affichage des articles associés au libellé Détresse

Dans le silence de la maladie - Association Arc-en-ciel

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- Photo "Rainbow and bird" de Charles Tilford - Enfermées ou isolées dans le silence par la maladie. Je refuse de culpabilisée, ça ne sert à rien, je préfère utiliser cette énergie pour me battre contre la maladie. Je refuse de croire à la maladie. La vie est belle, même si je me bat contre cette maladie ... L'arc-en-ciel accroché au ciel après la pluie, Se rapproche et s'éloigne, La couleur chante, et couvre le gris de la maladie. Je lève mes yeux vers le ciel et parmi ces étoiles tu es ! Chante ! Chante! nos cœurs t'écoutent Notre douleur doit devenir notre force. Il faut bien des soucis pour réaliser les beautés de la vie. Il faut des nuits sans lune pour voir briller les étoiles ; des silences pour que s'entendent les rires ; des jours de tristesse pour mesurer la joie. Les couleur du rêve, les couleurs de l'Arc-en-Ciel, sont un signe d'encouragement. Quel que soit le stade de la maladie. On n'est pas malade ...

Le chant du vagabond - Henriette Robitaille

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Je suis celui qui passe  devant les maisons aux portes fermées  et les jardins clos où hurlent les chiens méchants...  loin du feu qui brille pour la famille,  loin de la table mise où mon couvert n'est pas. Je dors seul dans les foins des fossés étroits  et ne serai jamais le père d'une race. Mais le ciel est à moi, et la terre, et la route;  toutes les étoiles en haut et toutes les fleurs en bas. Pour moi les eaux coulent jusqu'à la mer,  pour moi les montagnes s'élèvent et le vent souffle,  et pour moi l'univers bascule autour de son axe étincelant;  car c'est pour moi que Dieu créa le Monde,  pour moi et pour son Fils, le Dieu-vagabond. 

L'estropié du cœur - Jean-Yves Ducourneau

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  Mon esprit est froid à mourir Le non-sens de ma vie conspire Attisant le feu de ma détresse Loin des miens et de leur tendresse. Je ne suis rien qu'un vase creux Qu'aucune rose des vents ne veut. La mort est ma compagne glacée Qui rôde à me faire hurler. Mais nul n'entend le cri du silence Car je suis seul dans ma souffrance. Je m'en suis fait presque une amie Puisque tous les autres sont partis. Je ne respire que par mes maux Puisque le reste a fait rideau. Si tu m'entends dans ton Royaume Où seront rassemblés les hommes Emplis mon cœur de ta lumière Que brille en lui tout son mystère. Éloigné la ténèbre et ses armées Farouches griffes au cran d'acier. Entends le souffle de ma misère Plus fort encor aujourd'hui qu'hier. Toi seul peux être source d'espoir Car en Toi, mon cœur se met à croire.

Découverte du froid - Jean Rodhain

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  Celui-ci, en fait de froid, ne connaissait que les sports d’hiver,  avec l’air vif à l’heure du ski,  mais avec, le soir, la chambre d’hôtel bien chauffée.  Il a fallu que son immeuble parisien  tarde à ouvrir ses radiateurs  pour qu’il soit saisi d’un frisson inconnu...  Il crie bien haut sa véhémente surprise  de devoir travailler dans un bureau glacial.  On lui fit remarquer que si c'était nouveau pour lui,  cette froidure du domicile était depuis toujours  le partage de centaines de milliers de vieillards et d’isolés.  Il fut abasourdi de découvrir  que 12 degrés étaient ainsi supportés par ceux-là  tout au long de chaque hiver.  Ce fut pour lui une découverte.  Il avait entendu parler de ces cas douloureux,  mais il les enregistrait  comme les notions d’algèbre ou d’archéologie. Mais en ce jour de novembre, pour la première fois de sa vie,...

La paille et la poutre - d'après Michel Duthoit

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Le taux de chômage ne cesse d'afficher de nouveaux records. "C'est la faute à l'Etat, la faute aux patrons, la faute à l'Europe... C'est la faute aux autres, mais surtout pas ma faute à moi !" Et c'est au final, dix millions de paires de bras et autant de cerveaux inemployés qui entrent dans la précarité... Et bien plus hélas, de vies, de couples, de familles en panne, sinon brisées. D'un côté l’État veut relancer l'activité, De l'autre, les syndicats patronaux, libéraux, salariés, etc. montent au créneau pour défendre leurs privilégiés : privilégiés de revenus, d'emplois, de pré carrés, de conditions de travail, d'intérêts acquis... Mais trop de négociations collectives ne se limitent qu'à favoriser les "insiders" par rapport aux "outsiders". Qui s'occupera alors de tous les laissés pour compte, les "fin de droit", les trop vieux, les trop jeunes, trop ceci, pas assez cela... ...

Budget serré – Entendu par un bénévole

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Bien sûr que je dépense mal ! Bien sûr que je devrais faire attention à ce que j’achète ! Mais quand mes enfants veulent tout ce que les autres ont déjà, Quand il n’y a plus de Papa pour bien les encadrer, Que j’ai cent millions de choses à penser, Que les courses se font si vite, avec les enfants qui courent partout… Que j’ai peu d’ustensiles ménagers, peu de temps, peu de courage pour bien faire le diner !   Que j’ai si peu pour gérer mon budget, Que j’ai tellement de dettes, que jamais je n’y arriverai… Comment faire pour imaginer pouvoir m’en dégager ? Et mes enfants ont besoin plus que d’autres d’être choyés ! Et puis, même si je changeais, que pourrais-je en espérer ? 

Le pardon - Entendu par un bénévole

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  J’ai fait une énormité, une horreur, Mais vraiment bêtement, comme ça, sans réfléchir ! Depuis, des gens sont malheureux à cause de moi ! C’est promis ! plus de paroles inconsidérées, Plus d’actes irréfléchis… Un scandale est impossible à arrêter, Il est si vite arrivé ! Après mûre réflexion, J’ai pris ma décision Et ravalé mon orgueil : Je vais m’excuser ! …Mais ils m’ont mis dehors, A chaque fois que j’y suis retourné ! La colère me submerge ! La honte aussi… Je leur en veux… et je m’en veux ! De les savoir blessés, cela me fait très mal… Cela dure.. cela empire… je tourne en rond… Spirale infernale ! Puis un jour, quelqu’un m’a dit : "Pardonne ! - Mais c’est moi qui doit être pardonné,   C’est de moi que vient le mal ! - Pardonne quand même : pardonne leur manque de pardon…   Pardonne, encore et encore, chaque jour, pardonne !   Et pardonne-toi aussi, encore et enc...

Françoise et la solitude - Véronique Margron

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La solitude est ombre et lumière malédiction et bénédiction. Grâce à elle, nous pouvons nous recueillir en nous-mêmes pour nous sentir vivants et désirant ; mais à cause d'elle, le sentiment d'être laissé à l'abandon peut nous guetter... Je peux être seul et exister pour d'autres, je peux aussi être en société et n'exister pour personne... Pour Françoise, la solitude est cette terrible douleur du sentiment de désolation. Quand il n'y a plus de compagnons de route, collègues de travail, amis, voisins, avec lesquels elle peut agir, construire un destin... Porteuse d'un lourd handicap psychique, Françoise ne voit plus du tout en quoi sa place est attendue, reconnue. Elle se vit comme un poids, rien d'autre. La désolation qu'elle ressent est ce sentiment de ne plus compter pour personne, expérience tragique de déracinement du monde des humains... Dans sa solitude, la peine insondable de Françoise est de sentir qu'elle n'est...

La solitude, on en parle - Françoise, bénévole

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- A tous ceux que j'abandonne sans même m'en rendre compte ! - La solitude, on en parle, on la raconte, on en rit, on la souhaite aussi parfois… Et puis un jour, la solitude arrive et nous déchire. On ne dit plus rien parce que de toute façon, nul n'est là pour l'entendre, s'opposer ou consentir. La solitude est la plus grande épreuve de la vie parce qu'on n'est pas taillé pour, ni préparé et aussi parce que cela fait trop mal. Ne pas se laisser aller, bien sûr, tenter, oser, continuer… Sortir, rencontrer, échanger, travailler, s'échapper quelques heures… Et donner le change, Toujours donner le change ! Pour fuir les censeurs et les donneurs de leçons : "Tu devrais… il faut… essaye de… - Essaye surtout de me comprendre, moi qui te parle..." Oui, je le fais, bien sûr ! Je vis et je respire aussi… Mais seule - même au milieu des autres - c'est avant tout "être seule" Et, rentrer dans un appartement vide, ...

Entends-moi - Anonyme indien

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Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, tu n'as pas fait ce que je te demandais. Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devais pas ressentir cela, tu bafoues mes sentiments. Quand je te demande de m'écouter et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème, tu m'as fait défaut, aussi étrange que cela puisse paraître. Écoute, tout ce que je te demande, c'est que tu m'écoutes. Non que tu parles ou que tu fasses quelque chose : je te demande simplement de m'écouter. Les conseils sont bon marché, pour cinq sous j'aurai, dans le même journal, l'horoscope et le journal du cœur. Je peux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant, peut-être un peu découragé, ou hésitant, mais non impotent. Quand tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation. Mais quand tu a...

Non à la culture du déchet ! - Pape François

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"NON" à la culture du déchet, au gaspillage des personnes et des biens ! "OUI" à une culture de la solidarité, de la rencontre, du respect de la création et de chaque personne ! Guidés par l'orgueil et la spéculation, nous ne préservons pas la terre. Nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont nous devons prendre soin. Nous ne visons pas l'amour de Dieu pour l'homme parce que nous vivons dans un mode horizontal et nous nous éloignons de Dieu. Nous ne savons pas préserver la personne humaine qui est en danger et l'écologie humaine qui est strictement liée à l'environnement : elles sont supérieures à l'économie et à la finance qui sont dépourvus d'éthique. Ce que je condamne aujourd'hui, ce n'est pas l'homme, c'est l'argent. Si l'on casse un ordinateur, c'est une tragédie ! Mais la pauvreté, les besoins, les drames de tant de personnes finissent par entrer dans la normalité... Si par exempl...

Constat - Maurice Bellet

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  Avec d'autres chercheurs et penseurs, je constate en effet qu'il y a en ce monde une détresse telle... que nous ne la voyons plus. Cette maladie dangereuse, car souterraine, se traduit par des symptômes inquiétants, ceux d'un individualisme poussé à l'extrême. Ainsi, les désastres écologiques que nous connaissons ou encore l'effroyable écart entre un Bill Gates et un paysan de la Haute Égypte, autrement dit la fracture entre le Nord et le Sud. sans oublier la «perversion ordinaire», sont les perturbations psychiques qui affectent de nombreux jeunes : privés de la moindre notion de limite et de repère, ceux-ci se livrent à toutes sortes d'envies spasmodiques et compulsives... dont la violence. Bien sûr, évitons de verser dans un pessimisme du genre : «Tout va mal, c'est pire que jamais ! ». Reste que la situation demeure préoccupante. Or je le répète, le « lieu » où l'on peut déceler cette maladie afin d'y faire face, c'e...

Pauvreté et espérance - André-Marie

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  Sur le plan économique, industriel et financier, les pauvres n’ont plus rien à attendre de personne. C’est la raison pour laquelle il est absolument nécessaire de faire naître l’espérance. La compassion, la beauté, la bienveillance sont autant de mots féminins, comme la Sagesse, qu’il faut mettre maternellement au monde en nous. Et si nous nous greffions sur l’espérance, sur une attente à inventer, à nourrir, à laisser grandir, à abreuver de toutes les tendresses que la bienveillance nous inspire... Si notre vie intérieure était plus grande, le monde déborderait d’amour. Mais ce changement ne peut commencer qu’avec soi-même, et en « soi-m’aime ». Si l’on pouvait vivre avec soi et s’étonner d’exister, s’émerveiller d’être et accepter l’inattendu...

Recel - Saint Basile

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A l'affamé‚ appartient le pain que tu gardes A l'homme nu, le manteau que recèlent tes coffres Au va-nu-pieds, la chaussure qui pourrit chez toi Au miséreux, l'argent que tu tiens enfoui. __________________ Photo "Pain de seigle" de Valais Wallis - 

Je descends la rue - Portia Nelson

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Je descends la rue... Sortir d’une dépendance nécessite un cheminement, un mode de vie de tous les jours : Je descends la rue... Il y a un trou profond dans le trottoir : Je tombe dedans. Je suis perdu... je suis désespéré. Ce n’est pas ma faute. Il me faut du temps pour en sortir. Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : Je fais semblant de ne pas le voir. Je tombe dedans à nouveau. J’ai du mal à croire que je suis au même endroit. Mais ce n’est pas ma faute. Il me faut encore longtemps pour en sortir. Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : Je le vois bien. J’y retombe quand même... c’est devenu une habitude. J’ai les yeux ouverts. Je sais ou je suis. C’est bien de ma faute. Je ressors immédiatement. Je descends la même rue. Il y a un trou profond dans le trottoir : Je le contourne. Je descends une autre rue...

Quand je serais vieille - Anonyme

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Mon Fils, Si un jour tu me vois vieille, si je me salis un peu quand je mange et que je ne réussis plus à m’habiller toute seule, soit compréhensif : souviens toi du temps que j’ai passé pour t'éduquer... Si, quand je parle avec toi, je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, mais écoute moi plutôt : quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes. Quand je ne voudrai pas me laver, ne me fais pas honte : mais souviens-toi plutôt  quand je devais courir après toi en inventant mille excuses pour que tu prennes ton bain. Quand tu verras mon ignorance  pour les nouvelles technologies :  ne me regarde pas avec ce sourire ironique,  mais donne moi le temps nécessaire... j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet. Quand,  je n’arriverai pas parfois à me souvenir  quand je perdrai le fil de la conversation,  donne moi le temps n...

Avant de juger - Anonyme

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C'est tellement facile de trouver ce qui ne fonctionne pas dans ma vie ! Tu te dis souvent : "Si j'étais à sa place, je ferais comme ceci, comme cela !" Mais as-tu déjà pensé que si tu chaussais mes bottes, Tu serais aux prises avec : mes émotions, inquiétudes et préjugés, mes réactions, ambitions et objectifs, et mes inhibitions, et mes instincts… Tu supporterais mon passé, Tu te battrais avec mon présent, Tu rêverais mon avenir : Tu agirais donc tout comme moi ! Avant de me condamner, essaie plutôt de me comprendre de vibrer au même diapason que moi... Tu constateras alors que tes émotions ressemble tout à fait aux miennes.

Si tu prends soin de moi - Hubert Renard

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  Si tu espères en moi, même quand je doute, Si pour m’accompagner, tu modifies ta route, Si tu comprends sans mot mes peurs et mes soucis, Si le geste convient et aussi la tendresse, Si, avec moi, silencieusement, tu pries, Le soleil de ta présence Réchauffera mon corps endolori. Comme le grain de blé tombé en terre Devient herbe nouvelle au sortir de l’hiver, Je comprendrai alors, qu’avec moi, tu choisis la vie.

Le handicapé - Guy Gilbert

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Le handicapé souffre, autant moralement que dans sa chair. La société l’enferme dans son corps, Comme elle enferme le Noir ou le Jaune dans sa couleur. Les incivilités commises contre les handicapés sont légion. On voit juste qu’ils n’ont plus d’appuis sur leurs pieds, point barre ! Les voitures des bien-portants se garent à leur place ; Leurs toilettes réservées sont toujours occupées, etc. Personne ne semble imaginer combien leur vie quotidienne peut être compliquée. La société crée le handicapé, Comme le raciste crée le Noir ou le Juif. Le handicapé est tout simplement un homme, Une femme, un enfant, comme toi. Ce qui le meurtrit, c’est surtout l’indifférence. Comme s’il était contagieux… Terrible sentiment de solitude ! Quand on reproche à un jeune son handicap, On ne le regarde pas, on le juge. Apprenez à le regarder avec les yeux de l’émerveillement ! 

L'enfant du chômeur (3) - Claude Halmos

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Il faut aider les gens qui vivent cet invivable à trouver quand même en eux la force de le supporter. Il en va du présent, mais aussi de l’avenir. Si l’on ne fait rien, ces enfants devenus adultes ne pourront que reproduire la sauvagerie dans laquelle on les a fait grandir, en allant, par exemple, incendier des cabines téléphoniques, des voitures, comme trop nombreux ils le font déjà. Ce qui est grave car, en commettant ces actes, ils découvriront la jouissance qu’il peut y avoir à détruire, une jouissance dont ils auront ensuite le plus grand mal à se détourner, car elle leur donnera l’illusion d’exister, c’est-à-dire d’accéder à un statut de sujet que la société, en leur refusant un travail, une identité sociale, leur aura toujours refusé. Le premier pas à faire, c’est de reconnaître leurs souffrances, celles de leurs familles et l’injustice de ces souffrances.