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Affichage des articles associés au libellé Pauvreté

Superflu et nécessaire - Annick Lhuillier

  "le superflu du riche prive le pauvre de son nécessaire" nous disait déjà St Augustin au IVe siècle... Mais, aujourd'hui, en cette société de surconsommation effrénée, qui, du riche ou du pauvre, a assez de courage pour se passer de son superflu chéri ? _____________________

J'ai vu un peu de ta lumière - La Mission Ouvrière

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J'ai vu un peu de ta lumière Sur le visage de tous ceux qui essaient d'aimer simplement Sur le visage de tous ceux qui me redisent la grandeur de l'amitié et du partage Sur le visage de tous ceux qui me révèlent la richesse des diverses cultures J'ai vu un peu de ta force Sur le visage de ceux qui osent prendre la parole après avoir été tant écrasés Sur le visage de ceux qui se sont libérés de l'esclavage de l'alcool ou de la drogue Sur le visage de ceux qui se sont relevés après être tombés gravement J'ai vu un peu de ta clarté Sur le visage de ceux qui défilent pour dire NON au démantèlement des entreprises Sur le visage de ceux qui luttent pour le respect de l'Homme et contre l'exploitation de l'étranger Sur le visage de ceux qui dénoncent l'inacceptable et agissent pour le droit au logement ... J'ai vu un peu de ta force Sur le visage de tous ceux dont l'amour a été brisé et qui cherchent à se reconstruire Sur le...

Texte : La solitude - Michel Lanternier

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La solitude est la plus grande des pauvretés. Cette conviction s’appuie sur l’expérience des acteurs de terrain et sur le témoignage des personnes aidées, le trait d’union de tous ceux qui sont - ou se sentent - isolés, abandonnés, qu’ils soient par ailleurs riches ou pauvres. Alors, changeons de lunettes pour ne plus nous focaliser sur la pauvreté monétaire et étendons notre vision à un champ bien plus vaste. La pauvreté de l’homme moderne n’est plus liée à une question de revenu ou de position sociale. La pauvreté de l’homme moderne, c’est aussi sa solitude, son isolement. S’il n’y a pas d’écoute, de considération, d’attention portée à chaque personne et de temps passé avec elle, la lutte contre la pauvreté se réduit à un cache-misère. Il faut voir plus loin et changer de mode d’action pour inventer des moyens qui prennent en compte la personne... La visite de la personne isolée, dans son quartier, à son domicile ou en maison de retraite, dans sa chambre d’h...

Violence, sang et pauvreté - Jean Rodhain

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Sur mon bureau, j'ai des photos atroces d'une guerre atroce au Vietnam. J'ai aussi des photos des massacres au Nigeria-Biafra. Elles sont impubliables. J'ai aussi un rapport sur la Palestine : mes deux amis de la Croix-Rouge ... sont à l'hôpital, criblés de balles… Or, quand il y a un seul cas de variole, on ferme les aérodromes et on vaccine à tour de bras tous les passagers. Danger d'épidémie. Et la guerre - autant que la variole - ne vous paraît-elle pas une épidémie qui ne semble pas du tout se localiser ni s'atténuer ? Chaque fois que la guerre avance, qui est-ce qui recule ? C'est le développement. Et chaque fois que des avions, fournis à prix d'or par les pays confortables, déversent des bombes sur un village, qui est-ce qui paie ? Ce sont encore les plus pauvres. Dans les cinémas de mon quartier, on passe trois nouveaux films. Tous les trois font ruisseler interminablement le sang sur l'écran : ils ne détaillen...

Découverte du froid - Jean Rodhain

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  Celui-ci, en fait de froid, ne connaissait que les sports d’hiver,  avec l’air vif à l’heure du ski,  mais avec, le soir, la chambre d’hôtel bien chauffée.  Il a fallu que son immeuble parisien  tarde à ouvrir ses radiateurs  pour qu’il soit saisi d’un frisson inconnu...  Il crie bien haut sa véhémente surprise  de devoir travailler dans un bureau glacial.  On lui fit remarquer que si c'était nouveau pour lui,  cette froidure du domicile était depuis toujours  le partage de centaines de milliers de vieillards et d’isolés.  Il fut abasourdi de découvrir  que 12 degrés étaient ainsi supportés par ceux-là  tout au long de chaque hiver.  Ce fut pour lui une découverte.  Il avait entendu parler de ces cas douloureux,  mais il les enregistrait  comme les notions d’algèbre ou d’archéologie. Mais en ce jour de novembre, pour la première fois de sa vie,...

Citation : Une belle ville – Henri Groues

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La vraie beauté d'une ville, C'est de n'avoir aucune famille sans abri. ________________________ Photo "Sans domicile au froid sous la pluie"  

Citation : Mon héros - Nelson Mandela

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On m’a souvent demandé : Qui est votre héros ? Je réponds : je ne choisis pas mon héros en fonction de la position qu’il occupe. Mes héros sont ces hommes et ces femmes qui se sont impliqués pour combattre la pauvreté où qu’elle soit dans le monde. ________________ Photo : Père Pedro d'Akamasoa à  Madagascar https://fr.wikipedia.org/wiki/Pedro_Opeka   

Non à la culture du déchet ! - Pape François

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"NON" à la culture du déchet, au gaspillage des personnes et des biens ! "OUI" à une culture de la solidarité, de la rencontre, du respect de la création et de chaque personne ! Guidés par l'orgueil et la spéculation, nous ne préservons pas la terre. Nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont nous devons prendre soin. Nous ne visons pas l'amour de Dieu pour l'homme parce que nous vivons dans un mode horizontal et nous nous éloignons de Dieu. Nous ne savons pas préserver la personne humaine qui est en danger et l'écologie humaine qui est strictement liée à l'environnement : elles sont supérieures à l'économie et à la finance qui sont dépourvus d'éthique. Ce que je condamne aujourd'hui, ce n'est pas l'homme, c'est l'argent. Si l'on casse un ordinateur, c'est une tragédie ! Mais la pauvreté, les besoins, les drames de tant de personnes finissent par entrer dans la normalité... Si par exempl...

Pauvreté et espérance - André-Marie

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  Sur le plan économique, industriel et financier, les pauvres n’ont plus rien à attendre de personne. C’est la raison pour laquelle il est absolument nécessaire de faire naître l’espérance. La compassion, la beauté, la bienveillance sont autant de mots féminins, comme la Sagesse, qu’il faut mettre maternellement au monde en nous. Et si nous nous greffions sur l’espérance, sur une attente à inventer, à nourrir, à laisser grandir, à abreuver de toutes les tendresses que la bienveillance nous inspire... Si notre vie intérieure était plus grande, le monde déborderait d’amour. Mais ce changement ne peut commencer qu’avec soi-même, et en « soi-m’aime ». Si l’on pouvait vivre avec soi et s’étonner d’exister, s’émerveiller d’être et accepter l’inattendu...

Folie d'une non-humanité - P. André-Marie

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  Toutes les formes de pauvreté sont un scandale et un scandale insupportable quand on découvre que ces situations, ces pauvretés, sont les résultats de la liberté d’individus et de nations pervertis par l’égoïsme et le pouvoir dominateur… Devant la folie que nous révèle l’absurde réalité du monde dans sa non-humanité, il nous faut une autre forme de folie : va donc semer des fleurs dans ton jardin, habille ton visage d’un sourire, tu croiras, chaque jour, que l’amour est possible. Alors, tu changeras le monde et commenceras à laisser naître en toi la notion de conscience planétaire qui, seule, rendra à Dieu sa Paternité universelle. Enfin, prends conscience que la douceur, la tolérance et la bonté sont plus fortes que la violence et la haine et que le bonheur est un état qu’on ne peut garder qu’en le partageant.

L'enfant du chômeur (3) - Claude Halmos

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Il faut aider les gens qui vivent cet invivable à trouver quand même en eux la force de le supporter. Il en va du présent, mais aussi de l’avenir. Si l’on ne fait rien, ces enfants devenus adultes ne pourront que reproduire la sauvagerie dans laquelle on les a fait grandir, en allant, par exemple, incendier des cabines téléphoniques, des voitures, comme trop nombreux ils le font déjà. Ce qui est grave car, en commettant ces actes, ils découvriront la jouissance qu’il peut y avoir à détruire, une jouissance dont ils auront ensuite le plus grand mal à se détourner, car elle leur donnera l’illusion d’exister, c’est-à-dire d’accéder à un statut de sujet que la société, en leur refusant un travail, une identité sociale, leur aura toujours refusé. Le premier pas à faire, c’est de reconnaître leurs souffrances, celles de leurs familles et l’injustice de ces souffrances.

Prière : Notre-Dame de tous les jours - Anonyme

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Notre-Dame des tâches monotones, Notre-Dame des lessives sans fin, Notre-Dame des jours sans joie, Notre-Dame des nuits sans repos, Notre-Dame des lendemains incertains, Notre-Dame des fins de mois sans argent, Notre-Dame des années sans vacances... Ménagère sans façon, voisine sans histoire, disponible à toute heure et tenace à la tâche : de ton Noël de mal logée au dénuement de nos taudis, de tes angoisses de mère à nos tracas pour les enfants, de tes menus services aux gestes de notre entraide... de ta vie pauvre mais joyeuse à nos envies, à nos calculs, Je te salue Marie... Mère de l'humanité, tu veilles au berceau du monde qui se construit. Cette humanité là, c'est encore ton Fils qui grandit... De ton immense joie, à l'aube de Pâques, en ton profond amour, au matin de chaque jour, nous reconnaissons Jésus-Christ Pour notre résurrection et notre vie.

Nous, passants indifférents - Jean-Yves Ducourneau

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- Photo "Swan, homeless, on Mission St." de Franco Felini - Nous sommes, plus qu'on pense, ces passants indifférents. Nous ne considérons pas du tout les personnes en souffrance comme des êtres humains, ni même comme des animaux, puisqu'il est vrai que notre regard trompé se tourne plus facilement vers un petit chien tout mignon que vers quelqu'un qui sollicite justement, et en premier lieu, notre regard. Le pauvre, assis près de son carton de misère sur lequel est marquée sa faim, nous fait peur car il nous renvoie inconsciemment à notre propre misère humaine que nous rejetons d'un revers de la main. Pire. Il semble que nous ayons le sentiment d'être agressés par sa main tendue, par sa parole ou par son regard qui peut paraître accusateur. Donc, nous le fuyons ! Nous fuyons notre frère en humanité, notre frère d'âme, au nom du principe de précaution que nous mettons en oeuvre comme un bouclier d'indifférence.

Rien à attendre de personne - André Marie

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Sur le plan économique, industriel et financier, les pauvres n’ont plus rien à attendre de personne. C’est la raison pour laquelle il est absolument nécessaire de faire naître l’espérance. La compassion, la beauté, la bienveillance sont autant de mots féminins, comme la Sagesse, qu’il faut mettre maternellement au monde en nous. Et si nous nous greffions sur l’espérance, sur une attente à inventer, à nourrir, à laisser grandir, à abreuver de toutes les tendresses que la bienveillance nous inspire... Si notre vie intérieure était plus grande, le monde déborderait d’amour. Mais ce changement ne peut commencer qu’avec soi-même, et en « soi-m’aime ». Si l’on pouvait vivre avec soi et s’étonner d’exister, s’émerveiller d’être, et accepter l’inattendu...

Texte : Un vrai cadeau - Mère Teresa

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    Un jour où je descendais la rue,  un mendiant vint vers moi et me dit:  "Mère Teresa, tout le monde te fait des cadeaux;  moi aussi, je veux te donner quelque chose.  Aujourd'hui, je n'ai reçu que 29 pies  et je veux te les donner."  Je réfléchis un moment:  si je prends ces 29 pies  (qui ne valent pratiquement rien),  il n'aura rien à manger ce soir,  et si je ne les prends pas,  je lui ferai de la peine...  Alors, j'ai tendu les mains et j'ai pris l'argent.  Jamais sur aucun visage,  je n'ai vu autant de joie  que sur celui de cet homme,  tellement heureux d'avoir pu faire un don !  C'était un énorme sacrifice  pour lui qui avait mendié  toute la journée au soleil  cette somme dérisoire  dont on ne pouvait rien faire.  Mais c'était merveilleux aussi,  car ces piécettes  auxquelles il renonçait pour m...

Agir avec et pour les pauvres - Madeleine Cinquin*

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- Photo "Soeur Emmanuelle" de Gauthier Fabri -  Agir ? Oui, mais pour qui ? Et à quelle condition ? Je voudrais résumer les critères majeurs d’une action efficace avec et pour les pauvres : Le coeur  Quelle est la clef qui ouvre une relation vivante, d’homme à homme ? Le cœur au sens pascalien du terme, c’est à dire le centre le plus intime de la personne, là où s’unissent les facultés d’intelligence, de sensibilité et de volonté. C’est le cœur qui réchauffe et brûle. Il donne chaleur et vie à notre approche de l’autre. L’autre n’est pas appréhendé par un raisonnement froid, ni par une émotivité pure, ni par une détermination rigoureuse, mais par un élan spontané de l’être tout entier. La démarche est difficile selon les tempéraments, mais la une même flamme habite ceux qu’anime une même passion caritative. Le partenariat Le succès tiens ensuite au travail en partenariat. Ce partenariat est bien sûr celui du travail d’équipe dans les associations et ...

Pour une nouvelle civilisation - Edgar Morin

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- Photo "Projection" de Jean-François -  L'encyclique "Laudato si" du Pape François est providentielle. Nous vivons dans une époque de désert de la pensée, une pensée morcelée où les partis qui se prétendent écologistes n'ont aucune vraie vision de l'ampleur et de la complexité du problème, où ils perdent de vue de ce que François, dans une merveilleuse formule reprise de Gorbatchev, appelle « la maison commune ». Or cette même préoccupation d’une vue complexe, globale, au sens où il faut traiter les rapports entre chaque partie, m’a toujours animé. Dans ce « désert » actuel, donc, voilà que surgit ce texte que je trouve tellement bien pensé, et qui répond à cette complexité ! François définit « l’écologie intégrale », qui n’est surtout pas cette écologie profonde qui prétend convertir au culte de la Terre, et tout lui subordonner. Il montre que l’écologie touche en profondeur nos vies, notre civilisation, nos modes d’agir, nos pensées. Plus profo...

Texte : Lumière - Chantal Le Goff

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Lumière obscure, noire, De tout ce désespoir, Cette misère qui hante tant d'êtres humains, Dans ce monde devenu inhumain ! Lumière d'un jour Qui, par un "bonjour", Un bénévole, une personne, A votre porte sonne, Prendre de vos nouvelles Et tout reste confidentiel... Lumière d'espoir, Le bénévole demande à vous revoir Pour sans doute vous écouter Dans le plus grand respect, Pour que votre désespoir cesse... Plus de tristesse, mais que renaisse L'envie de rebondir, le goût de vivre... Lumière d'espérance, Cette confiance, cette tolérance Nées entre soi et ce bénévole Et c'est un nouvel envol, Après tant d'années de désespérance. Lumières du combat que le Secours Catholique mène. Les salariés, les bénévoles se démènent Contre l'injustice, la grande précarité, Ici et par le monde depuis tant d'années... Pour espérer voir renaître Un monde de justice et de fraternité, Un monde de Paix ! _________________________...

Texte : Répartition - Pierre Rabhi

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Il m’a été difficile, à l’occasion d’un stage d’agroécologie, de convaincre les stagiaires africains du fait que les dépenses consacrées aux animaux de compagnie dans les pays riches dépassaient le budget national de certains pays dits en voie de développement.

Pour tous les pauvres du monde - Raoul Follereau

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  Seigneur, apprenez-nous à ne plus n'aimer que nous-mêmes, à ne plus nous contenter d’aimer les nôtres. Apprenez-nous à ne penser qu’aux autres et d’abord à aimer ceux qui ne sont pas aimés. Faites-nous mal avec la souffrance des autres. Seigneur, donnez-nous la grâce de réaliser qu’à chaque minute de notre vie, de notre vie heureuse et par Vous protégée, il y a des millions d’êtres humains, nos fils, nos frères, qui meurent de faim, qui meurent de froid, et qui n’ont pas mérité de mourir de froid. Seigneur, ayez pitié de tous les pauvres du monde, pardonnez-nous de les avoir trop longtemps, par peur honteuse, abandonnés. Seigneur, ne permettez plus que nous soyons heureux tout seuls, donnez-nous l’angoisse de la misère universelle et délivrez-nous de nous-mêmes si telle est Votre volonté. Amen.