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Affichage des articles du août, 2012

Texte : Clan ou Equipe ? - Jean Rodhain

Sept ou huit personnes se dévouent au travail. Leur zèle est brûlant, ils ne compte ni le temps, ni la peine. Ils travaillent sans compter, mais n'admettent personne d'autre au chantier, que les élus choisis : c'est un clan. S'ils embauchent largement, même l'ouvrier de la onzième heure, s'ils recherchent des idées partout, accueillent des collaborations plus jeunes, associent sans compter le timide et l'hésitant : c'est une équipe. Ils gardent jalousement leurs documents, leurs secrets, leurs recettes. Un rien les froisse. Un nouveau ou une nouveauté les font se barricader. Ils sourient entre eux et ironisent sur le compte de tous ceux qui n'ont pas le gabarit de leur cervelle ou de leur myopie : ce n'est qu'un clan. Ils vont de l'avant. Ils sont assez souples pour faire table rase de leurs méthodes et de leurs expériences devant une situation nouvelle : c'est une équipe. Ils ont peur de partager un dossie

Texte : Juger les fautes d'autrui - Les Pères du désert

Un jour un frère commit une faute à Scété. Il y eut un conseil et on envoya chercher abba Moïse. Mais il ne voulait pas venir. Le prêtre lui envoya donc dire : " Viens, car tout le monde t’attend. " Alors, s’étant levé, il s’en alla prendre une corbeille percée, la remplit de sable et l’emporta sur son dos. Les autres, sortis à sa rencontre, lui dirent : " Qu’est-ce que ceci, Père ? " L’ancien leur dit : " Mes péchés coulent à flot derrière moi et je ne les vois pas, et je viens aujourd’hui pour juger des fautes d’autrui. " Ayant entendu cette parole, ils ne dirent rien au frère mais lui pardonnèrent.

Texte : Satan déconfit - Pères du désert

Pour tenter Saint Antoine au désert, à qui même les bêtes féroces se pressaient pour écouter ses enseignements, Satan de déguisa en séraphin pour le tenter : "Je suis l'ange du Seigneur qui m'envoie vers toi, car il est émerveillé de ta sainteté ! - Tu dois te tromper de destinataire ! répondit en riant Saint Antoine. Pour ma part, je n'ai vraiment rien fait qui mérite un tel honneur !" Et Satan de repartir, l'oreille basse. Il ne revint plus jamais tenter le saint.

Texte : La famille - Jean Paul II (Karol Vojtyla)

Jean-Paul II : "La famille" La famille est sans doute la réalité où l'interaction de la responsabilité personnelle avec les conditions sociales apparaît le plus. L'évolution récente de la société européenne a rendu plus difficile l'équilibre et la stabilité des familles. Dans cette situation, il faut que les européens se ressaisissent et redonnent à la famille sa valeur première dans la vie sociale. Qu'ils sachent créer les conditions qui favorisent sa stabilité, qui permettent d'y accueillir et d'y donner la vie généreusement. Que l'on reprenne conscience de la dignité des responsabilités exercées par chaque être humain dans son foyer pour le soutien et le bonheur d'autrui. La famille comme telle, est un sujet de droit, cela doit être admis plus nettement. _______________________________ (Extrait de son discours au Conseil de l'Europe en 1998)

Texte : Faire son examen de conscience - D'après Robert Guelluy

Ce n'est pas : Une subtile analyse de soi-même, avec plein de motivations douteuses et d'excuses complaisantes Une introspection minutieuse : l'amélioration de son introspection n'a jamais amélioré sa vie intérieure. Une impression de ce qu'on ressent sur soi-même Une amertume coupable et décourageante Un manque d'humilité qui nous fait voir avec aigreur et découragement notre péché comme irrémédiable. Un décevant sentiment d'échec, d'impuissance… C'est : Une constatation objective et réelle de ce qui n'est pas "vrai" en soi. Sa vision, dans la prière, sans amertume et sans découragement, dans le détachement, dans le mouvement d'amour pour Dieu. C'est l'accueil de son péché. C'est à faire avec Dieu : ne pas nous mettre au centre de notre monde intérieur, mais y laisser Dieu. Son but : Nous éduquer à nous voir en esprit de vérité, en toute lucidité, avec de justes perspectives (ni trop, ni trop peu), selon

Texte : Dix millions d'étoiles - François Plouidy

A ma fenêtre, je mettrai la petite bougie de la fraternité et je serai proche de tous ceux-là qui sont seuls au fond de leur solitude. A ma fenêtre, je mettrai la petite bougie de l'espoir et je serai proche de tous ceux-là qui ont perdu confiance et ne croient plus en l'avenir. A ma fenêtre, je mettrai la petite bougie de la solidarité et je serai proche de tous ceux-là qui refusent la misère et luttent contre toute exclusion. A ma fenêtre, je mettrai ces petites bougies et je serai proche de tous ceux-là qui, à leurs fenêtres, ont posé leurs petites bougies comme dix millions d'étoiles dans la nuit .

Texte : Instants d'éternité - Thérèse de Lisieux

Il n'y a que ce qui est éternel qui peut nous contenter. Pourquoi chercher du bonheur sur la terre ? Je vous avoue que mon cœur en a une soif ardente, mais il voit bien, ce pauvre cœur, que nulle créature n'est capable d'étancher sa soif. Les jours les plus radieux sont suivis de ténèbres. Seul le jour de la première, de l'unique, de l'éternelle communion du Ciel sera sans couchant ! Voyons la vie sous son jour véritable… C'est un instant entre deux éternités. Chaque instant, c'est une éternité, une éternité de joie pour le Ciel, une éternité de voir Dieu face à face, de n'être qu'un avec lui… Le temps n'est qu'un mirage, un rêve. Déjà Dieu nous voit dans la gloire, il jouit de notre béatitude éternelle… La vie n'est qu'un rêve, bientôt nous nous réveillerons et quelle joie. Plus nos souffrances sont grandes, plus notre gloire sera infinie.

Texte : Je fais un rêve - Martin Luther King

Je fais aujourd'hui un rêve ! Le rêve qu'un jour tout vallon sera relevé, Toute montagne rabaissée, Tout éperon deviendra une plaine… Et la gloire du Seigneur sera révélée À tous les êtres faits de chair, tout à la fois. Telle est mon espérance… Avec une telle foi, nous pourrons distinguer, Dans des montagnes de désespoir, Un caillou d'espérance… Avec une telle foi, nous pourrons travailler ensemble, Prier ensemble, lutter ensemble, Aller en prison ensemble, Nous dresser ensemble pour la liberté… Quand nous ferons en sorte Que la cloche de la liberté puisse carillonner Dans chaque village et chaque hameau, Dans chaque état et chaque cité, Nous pourrons hâter la venue du jour Où tous les enfants du Bon Dieu, Les Noirs et les Blancs, Les Juifs et les Gentils, Les catholiques et les Protestants, Pourront se tenir par la main Et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin ! Libres enfin ! Merci Dieu Tout Puissant, N

Texte : La fête du 60ème à Concarneau - François Plouidy

C'était à Concarneau... C'était le 21 octobre... Ce jour-là, nous étions ensemble, Il n' y avait plus ni accueillants ni accueillis. Nous étions tous ensemble à la fête de famille, Unis, heureux et fraternels. Ce jour-là, ensemble, nous avons vibré Aux danses, aux saynètes, aux mimes et aux chansons, Si longuement, si amoureusement préparées tout au long de l'année... Qui disaient la quête de bonheur, le désir de fraternité, La volonté d'une société plus juste et d'un avenir ouvert pour tous. Ce jour-là, ensemble, nous avons tissé La toile de l'accueil et de la convivialité, La toile du " vivre-ensemble " et de l'Evangile partagé. Au soir de ce jour-là, nous sommes repartis, Décidés, les uns et les autres, à bâtir ensemble un avenir, Un avenir pour les petits, les exclus, les rejetés, Un avenir pour tous : notre avenir.

Texte : Un enfant aux yeux clairs - Jean-François

J'aimerais être encore cet enfant là. Il sommeille en moi comme en chacun de vous. Je l'entends parfois me parler Avec ces mots simples et si doux Du passé, de l'avenir... Cet enfant me regarde tendrement Et me dit : "ne m'oublie pas !" Quand je le regarde sur cette photo. J'espère être encore cet enfant-là. Le soir en m'endormant, j'écoute battre son cœur. Il est amoureux de la vie et ne connait pas le mal. Un champ de blé, une fleur, un lac... tout et rien l'émerveille. L'enfant aux yeux clairs, au cœur pur, Je le vois en chacun d'entre vous, Mais vous l'avez oublié, tout seul, Dans un coin, avec sa bonté et son innocence. Ecoutez-le la prochaine fois Quand il viendra frapper à votre porte Et dites-lui d'abord : "Entre ! je t'attendais."

Texte : Parabole du papillon - Anonyme

Un homme observait un papillon s’efforçant de sortir de son cocon par le petit trou prévu à cet effet. Après un long moment d'attente, rien ne se passait ! C’était comme si le papillon abandonnait : le trou demeurait toujours aussi petit. On aurait dit que le papillon avait fait tout ce qu’il pouvait, et qu’il n'avait plus de force. Alors l’homme décida d’aider le papillon : il prit un canif et ouvrit délicatement le cocon. Le papillon sortit aussitôt, mais son corps était maigre et engourdi ; ses ailes étaient peu développées et bougaient à peine. L’homme continua à observer, pensant que, d’un moment à l’autre, les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terrre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler. Ce que l’homme - avec son geste de gentillesse et son intention d’aider - ne comprenait p

Texte : Veux-tu simplement m'écouter ? - Anonyme

Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, je n'ai pas de réponse à ma demande. Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela, je ne me sens pas respecté. Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à vouloir faire quelque chose pour résoudre mon problème, je ne me sens pas aidé, aussi étrange que cela puisse paraître. Ecoute, tout ce que je te demande, c'est que tu m'écoutes. Non pas que tu parles ou que tu fasses quelque chose : je te demande simplement de m'écouter. Les conseils sont bon marché. Pour deux euros, j'aurai dans le même journal le courrier du cœur et mon horoscope. Je veux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant, peut-être un peu découragé ou hésitant, mais non impotent. Quand tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même, je me sens dévalorisé et je ne progresse pas. Mais quand

Texte : Ecouter : un art ! - François Plouidy

Ecouter, dit le Petit Larousse, c'est "prêter l'oreille pour entendre". J'apprête mon oreille... je la rends prête... Je m'aprête à capter le chant des oiseaux, Le bruit de la mer. Je me prépare à entendre la voix d'un ami, La voix du Seigneur. Si je ne me suis pas préparé, Si je n'ai pas apprêté mon oreille, Si je ne me suis pas rendu attentif, tout centré sur l'écoute, Si je ne prête qu'une oreille distraite, Je reste en dehors, Je n'entre pas dans le secret, Je rate la rencontre... Car écouter, c'est bien plus que recevoir des sons. C'est "sentir le coeur et voir l'âme des choses... A celui qui sait écouter, est donné de ne plus vivre à la surface : Il communie à la vibration intérieure de tout être vivant". (A. Grommelaere) Alors, comme le chante le Père Rimaud, avant toute rencontre avec la nature, avec un frère, une soeur, avec une personne blessée, Que je puisse entendre l'invitation d

Texte : A l'écoute - Charles Singer

Se mettre à l'écoute de quelqu'un, C'est d'abord repousser tout ce qui rend l'oreille distraite, Faire taire les tumultes intérieurs… Éloigner les interférences qui dispersent l'attention Et parasitent la parole que l'autre m'adresse. C'est faire le silence. Comme pour dire : "Voici ! Maintenant, il n'y a plus que toi. Il n'y a plus d'autre son que la musique de ta parole. " Se mettre à l'écoute de quelqu'un, C'est s'arrêter, Enfin rester en place, Stopper le tournis et l'agitation, Comme pour dire : "Voici ! Maintenant, c'est toi le centre !. " Se mettre à l'écoute de quelqu'un, C'est se détourner de soi Et se tourner vers l'autre. Arriver au face à face Comme pour dire : "Me voici ! Il n' y a plus d'autre intérêt pour moi ! Maintenant, je suis prêt à percevoir Jusqu'au murmure de ta parole. " Écouter quelqu'un, C'est se m

Texte : Nous y sommes ! - Fred Vargas

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie humaine, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, lui qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis "nous", entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides dans l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés. On a

Texte : Doutes - Armand Guézingar

J'ai dit à Dieu que sa venue parmi nous à Noël ne valait pas grand-chose Dans un monde de consommation effrénée. Je lui ai dit aussi que son Saint-Esprit n'était pas très efficace Avec toutes ces guerres, ces gens qui meurent de faim, Ce gaz carbonique en trop dans l'atmosphère… Mais Dieu m'a répondu : C'est à toi que j'ai remis mon Esprit. Qu'en as-tu fait ? Qui fera la justice si tu ne commences pas à être juste ? Qui fera la vérité si tu n'es pas vrai toi-même ? Qui fera la paix si tu n'es pas en paix avec toi-même et avec tes frères ? Qui fera la joie si toi-même tu n'es pas joyeux ? C'est toi que j'ai envoyé porter la Bonne Nouvelle !

Texte : Pour pratiquer le don de soi - Guy Gilbert

Pour pratiquer le don de soi, il faut d'abord s'aimer soi-même suffisamment. Ceci est un accomplissement prioritaire. On s'accomplit ensuite vraiment dans les autres. C'est grâce à l'autre qui t'arrive, et dans lequel tu t'investis, que tu parviens à sortir de tes propres problèmes. Plus on se replie sur soi-même et moins on arrive à s'accomplir. Il faut lutter sur soi-même, par un combat intérieur, physique, psychologique, effectif. C'est primordial de garder un espace de liberté pour s'épanouir, mais c'est toujours le don aux autres qui t'accomplit.

Texte : Le don de soi - Dalaï Lama

Lorsque nous donnons, nous répondons aux besoins des plus défavorisés ; ce faisant, nous contribuons à diminuer leurs souffrances, autant qu'il nous est possible. Leur mieux-être nous procure un sentiment de satisfaction et une joie immense. Et c'est cette joie qui, en générant paix et sérénité, participe à nous rendre et à les rendre plus heureux. Notre bonheur est étroitement associé à celui des autres. Imaginez, éprouvez, visualisez ce que représente une personne qui souffre. Analysez les raisons de sa souffrance. Essayez d'établir un lien avec cette personne. Comprenez que ses capacités à souffrir sont semblables aux vôtres. Que son désir de se libérer de cette émotion est identique au vôtre. Des lors vous choisirez de l'aider, vous en aurez envie, afin qu'elle ne subisse plus cette détresse. La compassion et l'amour qui résulte de cette décision se déploieront alors dans votre esprit. Vous pourrez ensuite les vivre dans vos vies quotidiennes.

Acrostiche : Votre don agit : efficacité, proximité - Chantal Le Goff

V olonté d'agir O n ne peut que l'accepter T ant il est important d'aider l'autre R econnaissons qu'un petit geste peut être efficace pour l'autre E spérons que nous ferons de plus en plus pour ceux qui souffrent D onnons de notre temps O ffrons notre sourire à ceux qui ne l'ont plus N e les oublions pas A gissons tous ensemble G énéreux, nous pouvons le devenir I mmobilisme ne rime à rien T ant de personnes souffrent E duquons les plus jeunes F ormons les à devenir meilleurs entre eux F aisons d'eux de futurs bénévoles I nstruisons-les à ce qu'ils comprennent ce qu'est la solidarité C ar l'avenir leur appartient A ider l'autre dans ce monde devenu fou C 'est nécessaire pour tous I déaliser ne sert à rien T ant de personnes se murent dans leur silence E ssayons de les sortir de là et avec eux, agissons P our que leur avenir redevienne meilleur R elevons-nous ensemble de la misère O ublions la fierté de bie

Texte : Se désarmer - Athenagoras Ier

La guerre la plus dure, c'est la guerre contre soi-même. Il faut arriver à se désarmer. J'ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien, car l'amour chasse la peur. Je suis désarmé de la volonté d'avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses. J'accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l'on m'en présente de meilleurs, ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j'accepte sans regrets. J'ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel est toujours pour moi le meilleur. C'est pourquoi je n'ai plus peur. Quand on n'a plus rien, on n'a plus peur. Si l'on se désarme, si l'on se dépossède, si l’on s'ouvre au Dieu-homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout es

Citation : Le désert - Charles de Foucault

Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu, Et il est si doux et si saint de se sentir dans la solitude en face des choses éternelles...

Texte : Danser sa vie - Conte d'Islam

De passage dans un petit village d'Anatolie, le célèbre imam tant attendu était, dans la mosquée, prêt à répondre à la question : "Comment être pleinement heureux dans toute sa vie ?" Dans un un silence respectueux, il monte en chaire ; tous ont les yeux levés sur lui. Sans un mot, il regarde longuement l'assemblée qui le boit des yeux, et il commence à murmurer à bouche fermée une mélodie lancinante. Bientôt les croyants fredonnent à sa suite la mélodie. Il chante. Tous chantent. Il descend de la chaire et amorce doucement une danse souple et rythmée. Certains se lèvent et lui emboîtent le pas. Au bout de quelques minutes, c'est toute l'assemblée qui danse, totalement engagée dans le balancement des corps, le mouvement des pieds, le chant de la mélodie. Tous, comme un seul corps uni, où les "moi" individuels disparaissent et où les vides intérieurs se creusent, remplis de la même présence d'Allah le Miséricordieux. L'imam remonte

Texte : Le chat et l'ashram - Conte Bouddhiste

Dans un ashram (sorte de communauté en Inde), le gourou aimait beaucoup son chat. Mais il se promenait pendant l'office et perturbait le recueillement des fidèles. Le gourou demanda qu'on attache son chat pendant l'office du soir, ce qui fut fait. Des années plus tard, le gourou mourut et on continua d'attacher le chat. Le chat mourut et on trouva un autre chat qui fut fidèlement attaché pendant l'office du soir. Cela continua pendant des siècles. Des traités très sérieux existent dans cet ashram sur la nécessité d'attacher un chat pour le bon déroulement de l'office du soir ! Combien de "chats attachés" avons-nous ainsi dans nos vies ?

Texte : La jarre et la citrouille - Anonyme

Un jour, un potier trouva un rameau de citrouille portant un fruit qui commençait tout juste à pousser. Par jeu, il mit la petite citrouille dans une jarre et l'y laissa. Quand vin le temps de la récolte, la citrouille avait grossi autant que la jarre le lui avait permis. Les parois de terre cuite avaient limité le potentiel du fruit et lui avaient aussi imposé leur forme. Nos jarres sont nos jugements ou nos croyances sur ce qu'on est, ce qu'on peut ou ne peut pas faire. Nous devons parfois les briser pour libérer notre potentiel !

Texte : Etre un bon compagnon pour soi-même - Jacques Salomé

Vous êtes "au coeur" de toutes vos relations... cela ne veut pas dire "au centre". Vous êtes responsable de l'estime, de l'amour et du respect que vous vous portez. Vous êtes garant aussi de l'amélioration possible de la qualité de vos relations... cela ne veut pas dire que vous êtes garant de tout la relation. Vous avez la charge - ou le plaisir- de votre épanouissement, de votre bonheur. Ne comptez plus sur l'autre pour vous prendre en charge, pour assurer et combler vos besoins, pour apaiser vos désirs ou protéger vos peurs. Cela viendra aussi mais en bonus, en offrande dans l'inespéré de l'imprévisible... Osez vous définir et marquer sans cesse la différence quand l'autre tente de le faire à partir de sa vision, de ses croyances ou de ses peurs à lui. Expérimentez en créant du réel au-delà de vos certitudes et de vos habitudes. Vous ne vivez rien que vous ne puissiez résoudre. Prenez soin de vous réellement, journellement

Texte : La rentrée - Marie-Claude Morvan

Septembre… la rentrée… la reprise d'activités… Qui ne les aborde avec des sentiments mêlés ? Les projets plein la tête, savoir les mettre en route pour les voir aboutir… Le désir de donner le meilleur de soi-même… L'appréhension, peut-être, devant la fatigue à venir, les soucis non prévus Une certaine lassitude à voir que les choses avancent si peu L'immensité de la tâche… Nos inquiétudes, nos contrariétés, nos peurs Plombent inutilement nos actions, nos paroles, nos initiatives… Alors, pour la rentrée, faisons notre « examen de confiance » ! Nous sommes aimés par-dessus tout Nous ne serons jamais abandonnés quoi qu'il arrive, y compris et surtout dans l'épreuve À nous de nous laisser conduire par l'Esprit saint, comme un enfant… Confiance, Espérance et Amour de Dieu se conjuguent Pour nous faire aller toujours plus loin dans la sereine certitude que le Seigneur est bien là, présent dans notre vie. Nous ne sommes pas « tout-puissants », nous ne

Texte : Compassion d'enfant - Anonyme

Un vieux monsieur, voisin d'un petit garçon de 5 ans, venait de perdre sa femme. Lorsque le garçonnet vit le vieil homme pleurer dans la cour, il s'approcha de lui, s'assit sur ses genoux et resta là sans bouger. Lorsque sa mère demanda à son fils ce qu'il avait dit au voisin pour le consoler, l'enfant répondit : " Rien, je l'ai seulement aidé à pleurer."

Texte : Les portes de la communication - Bernard Werber

Entre ce que je pense, Ce que je veux dire, Ce que je crois dire, Ce que je dis, Ce que vous voulez entendre, Ce que vous entendez, Ce que vous croyez en comprendre, Ce que vous voulez comprendre Et ce que vous comprenez, Il y a au moins neuf possibilités De ne pas nous comprendre. Mais, s'il vous plaît, Essayons quand même !

Prière : Regarde avec ton coeur - Anonyme

Regarde avec ton coeur Ce monde en train de naître lentement. Peu à peu émerge une Terre nouvelle Où l'amour est plus fort que la haine. Regarde avec ton coeur cet univers Où tout semble condamné à mourir, Comme la belle nature en automne. Et voilà déjà après l'hiver Les signes du printemps. Regarde avec ton coeur les hommes ; Ils s'efforcent de poser dans les larmes Les fondements d'un monde meilleur. Et déjà brille dans leurs yeux Un avenir de justice et de Paix. Regarde avec ton coeur les peuples De toutes races, langues et cultures. Certains essaient d'abattre Ces murs de haine Que d'autres ont édifiés par peur. L'amour seul aura le dernier mot. Regarde avec ton coeur tous les baptisés, Ils sont nombreux sur les registres, Mais leur foi d'hommes s'est endormie. Réveille, Seigneur, la volonté des croyants. Redonne-leur le dynamisme de Ton Esprit. - "Prières pour les incontournables de la vie" (Ed. du Signe,

Texte : L'acte de choisir - John C. Haughey

En dépit de toutes les apparences contraires, on ne devient pas une personne en grandissant physiquement, en s'étendant dans l’espace, en s’approfondissant par la réflexion. On devient soi-même avant tout en choisissant. C'est essentiellement dans 1’acte de choisir que l'esprit humain s'affirme et s'incarne. Nos choix expriment la conscience que nous avons de nous-mêmes et en même temps rendent possible cette prise de conscience. En revanche, ceux qui ne choisissent pas, ou choisissent à moitié, connaissent la condition immature de gens qui se contentent de suivre la musique qu'on leur joue. Ils dansent si quelqu'un leur joue de la flûte et pleurent si quelqu'un d'autre décide qu'un chant de deuil est maintenant de circonstance. Qui n'est pas vraiment apte à se décider soi-même ne tardera pas à s'apercevoir que son milieu, sa famille, ses propres goûts ou tout autre facteur extérieur à lui, usurpent la fonction que son propre esprit de

Texte : La charité - François Plouidy

Pourquoi le Secours catholique ?... - Pour allumer le feu de la charité!, disait le Père Rodhain. La charité ! Faire la charité ! Ah non , pas de çà !" direz-vous... La charité, c'est la condescendance, la supériorité dédaigneuse qui se penche avec commisération sur le sort des pauvres ! Faire la charité , c'est comme qui dirait jeter un os à un chien ! Eh bien, vous avez tout faux ! La charité... Caritas en latin... Agapè en grec... c'est l'Amour avec un grand A. l'Amour même qu'est Dieu c'est l'Amour de Dieu qui passe par les mains, les lèvres, le coeur des hommes. Et l'Amour de Dieu est attention, respect, délicatesse, bonté, douceur, paix , joie ... La charité, c'est Dieu qui aime à travers nous !

Texte : Réussir le changement - Anonyme

On parle beaucoup de changement, mais réaliser un changement est chose plus difficile. Trois conditions en "P" pour passer du désir de changer à un réel changement : P rotection, P ermission, P uissance. D'abord, pensez à quelque chose que vous voulez changer dans votre vie. Vérifiez que l'idée de mettre en œuvre ce changement ne déclenche pas en vous ou chez les autres une peur exagérée. Si vous avez bien réfléchi aux conséquences de ce nouveau comportement et que vous n'avez trouvé aucun inconvénient majeur, dites-vous par exemple : "Je suis en sécurité", "C'est prudent", il n'y aura pas de conséquences néfastes", "C'est légitime", "Je vais réussir", "J'en suis serein et j'assure…" Vous vous sentez alors en protection et capable et libre de faire ce que vous avez prévu. Vous vous dites : "J'ai choisi librement", "Je vais réussir", "J'en s

Texte : Faire carrière - D'après Robert Guelluy

Suis-je capable : De faire carrière, non pas à mon avantage, mais en travaillant de toutes mes forces avec une âme libre, sans être désemparé par l'insuccès, ni grisé par la réussite ? D'accepter l'échec sans être vexé ou découragé, sans m'embourber en moi-même, sans que mon élan soit brisé ? D'être enthousiaste sans être fiévreux, énergique sans être forcené, constant sans être entêté ? De ne plus m'attribuer le bien que je fais, annexant ainsi les dons de Dieu ? D'accepter paisiblement d'être estimé moins qu'un autre ? de reconnaître tout autre, quel qu'il soit, comme mon égal dans le droit d'aimer et d'être aimé, car c'est si facile d'aimer avec condescendance, soulignant ainsi ma supériorité ? De me taire, de supporter paisiblement la contradiction ? De me supporter moi-même, avec toutes mes insuffisances ?

Texte : Heureux les pauvres - Paul Coutal

Heureux les pauvres ! oh ! pas n'importe lesquels, Mais les pauvres de cœur ! Ceux dont le cœur est vide de tout, Mais débordant de l'essentiel : de l'amour du Seigneur. Cœur humble et disponible comme celui d'un enfant, Cœur libéré, cœur ouvert et accueillant, cœur avide de donner, De tout donner quand on n'a plus rien : Donner son temps, son sourire, sa peine, Donner sa joie aussi, donner la parole, céder le pas… Donner sa main surtout, à celui qui la prend. Heureux les pauvres Qui n'ont que leur cœur à donner !

Texte : Béatitude pour aujourd'hui - Jean-Charles Thomas

Heureux ceux qui vont à la rencontre De ceux dont l'Église est loin : Non-croyants, Croyants d'autres traditions religieuses, Pauvres et étrangers, Hommes et femmes d'autres cultures. Heureux ceux qui acceptent d'aimer Même ceux qui refusent de les aimer. Heureux ceux qui acceptent d'exposer leurs idées Tout en acceptant que les autres n'y adhèrent pas. Heureux ceux qui suscitent dans l'Église et la société Des lieux et temps où chacun puisse être reconnu et prendre la parole. Heureux ceux qui, sans craindre les épreuves, s'enracinent dans la durée et la patience, Sans jamais se lasser de faire des petits pas pour rencontrer enfin les autres. Heureux ceux qui ont un souci de cohérence Entre leur propre vie et le combat qu'ils mènent. Heureux ceux qui s'en remettent à Dieu chaque jour dans la prière. Heureux ceux qui espèrent toujours : Ils trouveront la route qui conduit au cœur des autres et de Dieu.

Texte : Quelle terre ? Quels enfants ? - Jean-Claude Pierre

A la fin des années soixante, alors que les sociétés occidentales commençaient à prendre en compte les phénomènes de pollution, un américain, Barry Commoner, publiait un ouvrage retentissant : Quelle Terre laisserons-nous à nos enfants ? (1) Cette interrogation n’a rien perdu de sa pertinence, et force nous est de reconnaître que notre « modèle de développement » dégrade la planète selon un rythme qui s’accélère et dans des proportions encore jamais atteintes. Erosion des sols, accumulation des déchets toxiques à longue durée de vie, surexploitation des forêts et des océans, réduction de la biodiversité, dérèglement du climat…, autant de « bombes à retardement » que nous léguons aux générations futures, c’est-à-dire…à nos enfants. Si l’on ajoute à ces legs d’un type nouveau le gaspillage insensé des ressources non renouvelables, on ne peut que demeurer confondus par l’insoutenable légèreté avec laquelle nous nous comportons. Enfants, nos livres d’histoire nous apprenaient que l

Texte : Une bonne action - Anonyme

Il s'appelait Fleming, c'était un pauvre fermier écossais. Un jour, alors qu'il tentait de gagner la vie de sa famille, il entendit un appel au secours provenant d'un marécage proche. Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu'à la taille dans le marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer. Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort lente et cruelle. Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme. Un noble, élégamment vêtu, en sorti et se présenta comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé. - "Je veux vous récompenser", dit le noble, "car vous avez sauvé la vie de mon fils". - "Non, je ne veux pas de paiement pour cela !", répondit le fermier écossais. A ce moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane. - "C'est votre fils ?" demanda le noble. - "Oui", répondit fièrement le fermier. - "Permettez-mo

Texte : Le prochain - Robert Guelluy

Le prochain est un être concret, réel, c'est avec tous ses défauts que Dieu aime et se fait présent à nous, d'une présence exigeante en même temps que prête à nous enrichir. On considère autrui comme inconditionnellement aimé de Dieu, On est attentif à sa dignité de personne humaine, On reconnait en chacun les dons de Dieu, On respecte Dieu chez autrui, on y voit autre chose qu'un instrument, même de Dieu... On respecte en autrui les lenteurs de Dieu, le mystère de ce que Dieu attend précisément de lui, Respecter en lui le Seigneur, pour ne pas le traiter comme une chose.

Texte : L'argent - Anonyme

L'argent peut acheter : une maison, mais pas un foyer ; une horloge, mais pas le temps ; un lit, mais pas le sommeil ; des livres, mais pas l'intelligence ; des diplômes, mais pas la culture ; une situation, mais pas le respect ; des aliments, mais pas l'appétit ; des médicaments, mais pas la santé ; du sang, mais pas la vie ; des tranquillisants, mais pas la paix ; un spectacle, mais pas la joie ; le plaisir, mais pas l'amour ; un esclave, mais pas un ami ; une femme, mais pas une épouse ; des indulgences, mais pas le pardon ; la terre, mais pas le ciel.

Texte : L'arbre - François Plouidy

L'arbre, l'hiver, sous le ciel gris, Élève ses branches froides et dénudées... Les feuilles du printemps, avec les jours, ont jauni, Et à l'automne, sont tombées. L'arbre, l'hiver, sous le ciel gris, A couleur de noir. De lui, à tout jamais, croit-on, a fui la vie. Ainsi, sur la croix, tel un arbre nu, Les bras levés, les os disloqués, Le cœur pareil à la cire, Christ est mort... Ainsi de la vie de celui, qu'en des temps troublés, Des forces de nuit ont tué le bonheur Et l'espoir en demain. Mais l'arbre...au printemps, Sous le ciel bleu, a reverdi Comme une poussée de soleil. Ainsi, le mort du Golgotha : Comme l'arbre du printemps, En lui, à tout jamais, la vie a refleuri. Ainsi de tout homme qui paraît mort. Du tréfonds de son être, peut éclater la vie D'un nouveau printemps, sous la douceur d'un soleil.

Texte : Fleuris là où Dieu t'a planté - Jean-Claude

A 10 ans, j'ai rêvé D'être de la race de ces chênes Qui sont la fierté de nos forêts. Un chêne aux larges bras Qui aurait bravé orages et tempêtes. Un chêne robuste et feuillu Qui serait le bienvenu Des aventuriers inconnus. Oui, j'avais rêvé d'être ce chêne Si vaste et si touffu Qu'un enfant pourrait s'y cacher Sans risquer d'être vu. A 20 ans, je rêvais d'être un peuplier Haut et droit au bord de la rivière. Un peuplier tout simple, Comme il en pousse dans nos vallées fertiles. Un peuplier planté au milieu d'autres arbres, Non plus unique en son genre, Mais un peuplier montant vers le ciel Où le vent fait chanter son feuillage. Je rêvais de ce peuplier fragile et frêle Mais aux racines profondes Qu'aucune bourrasque n'ébranle. Ainsi va la vie, les années ont passé. Du chêne au peuplier que je n'ai point été, Du chêne au peuplier je n'ai pas de regret. Ce que la vie m'a fait, je le découvre aujourd

Texte : Le rêve de trois arbres - Angela Hunt

Il était une fois, sur une montagne, trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs. Le premier dit: "Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré, rempli d'or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté". . Le deuxième arbre s'écria: "Un jour, je serai un bateau solide et puissant, et je transporterai les reines et les rois à l'autre bout du monde. Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord". Le troisième arbre dit: "Je veux devenir le plus grand et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline, ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux; je serai le plus grand arbre de tous les temps et les gens ne m'oublieront jamais". Les trois arbres prièrent pendant plusieurs années pour que leurs rêves se réalisent. Et un jour, survinrent trois bûcherons. L'un d'eux s'approcha du premier arbre et dit: "Cet arbre m'a l'air

Texte : L'amour maternel de Dieu - Maurice Zundel

Il y a dans l'amour maternel quelque chose de merveilleux. Mais l'amour maternel de la Très Sainte Vierge, qui est incomparable, qui est unique, qui nous enveloppe tous personnellement, nous appelant chacun par notre nom, cet amour nous révèle l'Amour maternel de Dieu, puisqu'il en procède. Tout ce qu'il y a de maternité dans le coeur de Marie jaillit du coeur de Dieu, qui est encore infiniment plus maternel qu'elle-même, et justement, pour que nous apprenions que Dieu est notre Mère, que nous Le connaissions au féminin, pas seulement au masculin : car Dieu est aussi féminin qu'il est masculin, comprenant dans son éminence tous les aspects de l'Être ! Marie nous révèle Dieu au féminin. Elle nous révèle la Maternité de Dieu. Elle nous permet de prier Dieu au féminin, comme une maman ! C'est vrai ! Dieu est plus mère que toutes les mères ! Et nous pouvons l'appeler Maman ! Finalement, quand nous ne savons plus que dire, quand la prière est d

Texte : L'amour divin - Robert Guelluy

L'amour divin n'est pas du sentiment, il n'est pas instable comme le sentiment : Il est actif, efficace, présent, agissant. Dieu nous aime non parce que nous sommes aimables, mais nous sommes aimables parce que Dieu nous aime Il est spontané, premier : toutes nos initiatives ne sont que des réponses, créant le dialogue. Il est concret : Dieu aime chacun de nous, d'un amour qui va jusqu'au plus infime détail, Avec la même attention que si chacun était à ce moment, son unique objet d'amour. Conscient de cet amour là, on ne se sent plus jamais seul, lui donne plus d'élan, plus de force et plus de paix que n'importe quel impératif.

Texte : L'amour est quelqu'un - Robert Guelluy

Le plus grand dénuement de l'homme est de n'avoir personne à aimer, et n'être pas aimé... Le christianisme nous révèle que l'Amour est Quelqu'un, à l'affection inépuisable pour nous, et qui nous appelle à l'aimer sans mesure... C'est ainsi que le croyant est comblé d'amour. Pour le croyant, aimer c'est vivre, c'est donner et recevoir sans calcul. Être capable d'aimer vraiment dans le désintéressement, d'une affection qui n'assujettisse pas ceux que j'aime mais qui au contraire les fasse eux-mêmes, les fasse ce que Dieu veut. Savoir aussi accepter d'être aimé. Voir toutes choses, nous voir, avec les yeux de Dieu : ainsi, nos déficiences nous imposeront les réformes nécessaires. Quand je n'aime pas : Je m'avilis car je perds le sens moral Je perds ma liberté car elle est la spontanéité de l'amour Je perds le bonheur, car il est toujours dans une générosité ; car elle est la spontanéité de l'amour

Texte : L'amour authentique - Dalaï Lama

Il existe deux formes d'amour : la première dépend de nos émotions, de l'affection et de l'attachement que nous portons à nos proches, à nos amis, à nos familles. La deuxième forme d'amour résulte du raisonnement et du constat que nous désirons tous obtenir le bonheur. Nous sommes tous égaux face à l'espoir. Le sentiment d'affinité qu'il engendre nous conduit à souhaiter et à vouloir que tous les êtres soient heureux. Ce que nous éprouvons alors est l'amour authentique. Notre capacité d'altruisme grandit à l'infini si nous développons notre détermination à faire le bien. L'altruisme se présente sous deux aspects : Aimer les autres. Cela suppose également de s'aimer soi-même, car l'amour de soi, s'il n'est pas inconsidéré, permet d'édifier la confiance et le courage qui nous aideront à établir et à construire cette relation d'amour à l'autre. Agir avec compassion et bonté. Cela consiste à s'occuper des autre

Texte : La porte de ton coeur - Sri Chinmoy

La porte de ton coeur est verrouillée depuis des siècles Voilà pourquoi tu ne vois pas ton Bien-Aimé suprême. Ô insensé, quand cesseras-tu de jouer le jeu de ta propre folie ? Quand essaieras-tu de satisfaire le Suprême Absolu comme il l'entend ? Lui qui transforme toute souffrance en un flot d'extase, se trouve là, tout seul, à ta porte. Il ne veut recevoir d'autre enseignement que de toi. Ne Le néglige point ! Il est le repos éternel du monde de ton âme. Regarde ! Il est là, devant la porte fermée de ton coeur.

Texte : La Religion de l'Amour - Ibn Arabi

Mon coeur est devenu capable d'accueillir toute forme. Il est le pâturage pour gazelle et abbaye pour moine ! Il est un temple pour idoles et la Kaaba pour qui en fait le tour. Il est les tables de la Thora et aussi les feuilles du Coran ! La religion que je professe est celle de l'Amour. L'Amour est ma religion et ma foi.

Prière : Aimer comme Tu aimes - Michel Serin

Seigneur, Je viens avec hardiesse te demander un don qui dépasse toute chose : Apprends-nous à aimer comme tu aimes. Ce n'est pas facile pour nous, êtres humains, Nous sommes tellement traversés par le désir, la peur, l'agressivité… Apprends-nous cet Amour qui sait prendre des risques pour les plus petits, Et qui ne craint pas les puissants et les sages de ce monde. Apprends-nous cet Amour qui cherche inlassablement la justice, Surtout lorsque cela dérange notre quiétude et notre confort. Apprends-nous cet Amour qui respecte passionnément tous les hommes Et d'abord ceux qui ne savent pas respecter les autres. Apprends-nous cet Amour qui sait regarder chaque être humain dans son chemin d'imperfection, Avec le projet de Dieu sur lui. Apprends-nous cet Amour capable d'un pardon sans retour, Pour les offenses les plus lourdes à porter et les blessures les plus vives. Apprends-nous à aimer comme tu aimes. Alors nos vies seront transfigurées. La paix se

Texte : Le pain de la terre - Georges Corlay

L'homme ne vit pas seulement de la parole de Dieu… mais aussi du pain de la terre ! Accompagnement, mot magique qui nous place en avant, vers qui, vers quoi exactement ? Un petit coup d'œil sur le dictionnaire peut alors être utile. Accompagner : aller ensemble vers le pain. Surprenant non ? Le compagnon, le copain devient celui avec qui on va partager le pain. On retrouve la même racine dans le mot association. Tiens donc ! De socius = compagnon. Mais jusqu'où s'investir ? Pour quel engagement ? Se donner en gage ? Payer le prix ? Un petit coup d'œil sur la bible peut alors être utile. Une phrase de l'ancien testament - Deutéronome 15.11 - peut paraître terrible, démoralisatrice : "Certes, les pauvres ne disparaîtront point de ce pays". On la retrouve en - Mathieu 26.11 - : "Les pauvres en effet vous les aurez avec vous". Alors que faire ? Bien sûr, il y a le commandement : "tu dois ouvrir ta main à ton frère, Et à celui qui est hu

Citation : Amour - Jean-Marie Vianney

L'homme créé par amour, ne peut vivre sans amour : ou il aime Dieu, ou il s'aime et il aime le monde… _______________________________