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Affichage des articles associés au libellé Souffrance

Une grande souffrance - André-Marie

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Ce n’est pas toujours en combattant une grande souffrance qu’on la verra s’éloigner ou régresser. L’accueillir est l’une des façons de la cueillir et de la déposer au pied de l’arbre, avant qu’elle n’ait donné les graines de la révolte ou de la désespérance. _____________________________  - Photo "Cueillette de pommes" de Olivier Bataille -   

Vous avez dit Souffrance ? - Etty Hillesum

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- Cauchemar - France Culture - Je sais comment libérer peu à peu mes forces créatrices des contingences matérielles, de la représentation de la faim, du froid et des périls. Car le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité. La réalité, on la prend en charge avec toute la souffrance, toutes les difficultés qui s’y attachent, on la prend en charge, on la hisse sur ses épaules et c’est en la portant que l’on accroît son endurance. Mais la représentation de la souffrance, - qui n’est pas la souffrance, car celle-ci est féconde et peut vous rendre la vie précieuse – il faut la briser. Et en brisant ces représentations qui emprisonnent la vie derrière leurs grilles, on libère en soi-même la vie réelle avec toutes ses forces, et l’on devient capable de supporter la souffrance réelle, dans sa propre vie et dans celle de l’humanité.

La différence... l'indifférence ? - Renée Capiten

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  Quel est ce monde fait de souffrance ? Quel est-il, chargé de tant de violence ? Chacun peut vivre avec ses différences ; Être autrement, ne veut pas dire sentence…. Un jour, nos pas se sont croisés sur le chemin ; Ma vie était satin, la tienne était chagrin… Tu craignais des tristes lendemains Tu voyais bien noir ton destin… Dans ta main j’ai mis ma main, Dans tes yeux j’y ai mis les miens. Alors des fleurs se sont écloses dans ton jardin Et je t’ai vu sourire enfin !... Il faut rompre le mur du silence Pour que chaque vie soit espérance. Pour donner un sens à chaque existence, La différence ne devra jamais mener à l’indifférence.

La mort d'un enfant - Roland Giraud

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- Credit Image Creative commons - J'ai connu la détresse. Parce qu'un enfant, c'est la chair de sa chair. Perdre un enfant, c'est le grand malheur par excellence. Car c'est une chose qui n'est pas naturelle. ... Les moyens de m'en sortir ? ... On continue à vivre, à travailler. On peut vivre blessé ! Même si, dans mon cas, beaucoup de gens se sont mis à changer de trottoir. De très bons copains m'évitaient, et m'évitent encore, parce qu'ils ne savent pas quoi dire. Que dire au copain qui change de trottoir neuf ans après la mort de Géraldine ? j'ai envie de lui dire : "si cela t'était arrivé à toi, je t'aurais appelé." Je ne vois pas pourquoi on s'appelle quand ça va bien, et pas quand ça va mal. Quand ça allait bien, j'avais des dizaines de copains. La compassion, c'est demander à l'autre : "Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour toi ?" Oui, je pense que l'on ...

Prière : Offrir ma souffrance - D'après Robert Guelluy

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  Quand j'offre ma souffrance à Dieu, je deviens capable de la regarder en face de ne pas y être pathologiquement trop sensible ou trop insensible elle ne menace plus ma sérénité je redeviens moi-même elle ne m'est plus un blocage vers les autres je ne suis plus tourné vers moi-même je ne suis plus abattu ni aigri je peux désormais aller de l'avant

Le chagrin - Anonyme

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Le chagrin regarde en arrière, l'inquiétude regarde de tous côtés, L'espoir regarde devant la foi regarde vers le haut. _______________________________

Le handicapé - Guy Gilbert

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Le handicapé souffre, autant moralement que dans sa chair. La société l’enferme dans son corps, Comme elle enferme le Noir ou le Jaune dans sa couleur. Les incivilités commises contre les handicapés sont légion. On voit juste qu’ils n’ont plus d’appuis sur leurs pieds, point barre ! Les voitures des bien-portants se garent à leur place ; Leurs toilettes réservées sont toujours occupées, etc. Personne ne semble imaginer combien leur vie quotidienne peut être compliquée. La société crée le handicapé, Comme le raciste crée le Noir ou le Juif. Le handicapé est tout simplement un homme, Une femme, un enfant, comme toi. Ce qui le meurtrit, c’est surtout l’indifférence. Comme s’il était contagieux… Terrible sentiment de solitude ! Quand on reproche à un jeune son handicap, On ne le regarde pas, on le juge. Apprenez à le regarder avec les yeux de l’émerveillement ! 

La souffrance - D'après Robert Guelluy

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  La souffrance modifie mon comportement, m'éloigne de la Présence divine en moi. Si je choisis de la fuir : En m'étourdissant dans le divertissement, dans le bruit de mes occupations : mon âme est alors accaparée par le monde extérieur. En me durcissant, en me raidissant, en me révoltant contre cette souffrance : mon cœur se ferme. En me décourageant, en me laissant écraser par elle : je n'ai plus d'amour. Ignorer la souffrance, la nier, y succomber… sont de fausses solutions qui nous accablent encore plus. Dieu nous donne de l'intégrer en nous comme partie incontournable de la vie, comme un chemin de progrès, d'évolution : l'accueillir, recevoir Dieu en elle, l'assimiler dans une nouvelle synthèse intérieure qui deviendra plus riche de lumière et d'amour, de capacité de comprendre et d'aimer. Toute souffrance est une invitation à un approfondissement de l'âme, à un élargissement de notre faculté d'accueil. C'est une grande édu...

Se libérer des représentations - Etty Hillesum

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  Je sais comment libérer peu à peu mes forces créatrices des contingences matérielles, de la représentation de la faim, du froid et des périls. Car le grand obstacle, c’est toujours la représentation et non la réalité. La réalité, on la prend en charge avec toute la souffrance, toutes les difficultés qui s’y attachent. On la prend en charge, on la hisse sur ses épaules et c’est en la portant que l’on accroît son endurance. Mais la représentation de la souffrance    – qui n’est pas la souffrance, car celle-ci est féconde       et peut vous rendre la vie précieuse – il faut la briser. Et en brisant ces représentations qui emprisonnent la vie derrière leurs grilles, on libère en soi-même la vie réelle avec toutes ses forces, et l’on devient capable de supporter la souffrance réelle, dans sa propre vie et dans celle de l’humanité.

Finir de vivre n'est pas mourir d'avance - Paul Ricœur

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  La mort fait partie de la vie. Mais il y a un danger dans notre société c'est de considérer une tierce catégorie, qui serait celle des mourants : ni tout à fait vivant, ni tout à fait mort, mais qui sont plutôt du côté des morts car on les appelle mourants. C'est important d'associer le mot "vie" au thème de la souffrance parce que c'est bien d'un vivant en fin de vie dont nous parlons, et non pas de quelqu'un qui serait comme déjà mort. La vie est aussi faite de souffrance physique et/ou psychologique... Dans l'existence humaine, il y a nécessairement de la souffrance. Nous avons un corps, et il est soumis à la maladie, aux influences intérieures et extérieures, à la vieillesse, et on ne peut pas prétendre échapper complètement à la souffrance. Une vie qui ne connaîtra pas de malheur pourrait signifier que l'on vit de manière très superficielle, très euphorique et j'ajouterai même, très toxicomaniaque. Alors comment fa...

Texte : Avec les doigts du cœur - Robert Riber

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Quand la souffrance touche le corps, C'est le cœur qui est le plus touché. Quand la douleur blesse le corps, C'est le cœur qui est le plus blessé. Quand la lèpre défigure un corps, C'est toujours le corps qui est défiguré. Aujourd'hui, sur nos routes d'hommes, Ils sont légion les lépreux du monde. Mais, il suffit de si peu de chose, Rien ou presque rien, tu sais... Si tu veux relever ton frère, Touche-le avec les doigts du cœur Et son visage s'illuminera. Touche-le avec les mots du cœur, Même s'il est abattu. Tu verras, il se lèvera. - Photo : Chien triste - 

Invincible - William Ernest Henley

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  Dans la nuit qui m'environne, Dans les ténèbres qui m'enserrent, Je loue les Dieux qui me donnent Une âme, à la fois noble et fière. Prisonnier de ma situation, Je ne veux pas me rebeller. Meurtri par les tribulations, Je suis debout bien que blessé. En ce lieu d'opprobres et de pleurs, Je ne vois qu'horreur et ombres Les années s'annoncent sombres Mais je ne connaîtrai pas la peur. Aussi étroit soit le chemin, Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme Je suis le maître de mon destin, Le capitaine de mon âme.    

Souffrance - Henri Grouès

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Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres. _____________________

Texte : A toi qui souffres - Roman

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A toi qui souffres  Qui es au bord du gouffre  A toi qui ne sens plus rien  Si ce n'est ce vide  ou ce trop plein…  A toi qui es si seul  Que personne ne remarque  A toi qui voudrais hurler  Pour que quelqu'un t'entende…  A toi qui pleures  Toutes les larmes de ton cœur   A toi qui voudrais exister  Au regard des autres… J'aimerais te dire :  Fais silence  Écarte ta raison  Descends au plus profond de ton cœur :  Là une toute petite flamme vit, palpite,  prisonnière de tes sombres pensées...  Cette petite flamme  ne demande qu'à s'épanouir à la vie, à ta vie...  Écoute-la ! Sens-la ! Vois-la ! Touche-la ! Goûte-la ! Laisse ton corps, temple de ton âme, l'accueillir.  Et les chaînes qui t'entravent tomberont.  Oui, la Vie est en toi  Tu es Toi :  Aime-Toi !    ...

Texte : Quand la souffrance est là - François Varillon

Bien des fois, aux heures épaisses où tout est de plomb au-dehors comme au-dedans, quand la grossièreté des choses ou la lassitude de l'esprit interdit toute musique, j'ai demandé à saint Paul de murmurer près de mon oreille la phrase inouïe qu'il écrivait aux Romains : "J'estime que les souffrances du temps sont sans proportion avec la gloire à venir qui sera manfestée en nous".  (Rm 8, 18) Et j'ai prié aussi Jésus de confirmer pour mes contemporains crispés la promesse faite aux apôtres : "Votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie" (Jn 16, 22).

Prière : Rêves et réalité - Etty Hillesum

On a parfois du mal à concevoir et à admettre, mon Dieu, tout ce que tes créatures terrestres s'infligent les unes aux autres en ces temps déchaînés. Mais je ne m'enferme pas pour autant dans ma chambre, mon Dieu, je continue à tout regarder en face, je ne me sauve devant rien, je cherche à comprendre et à disséquer les pires exactions, j'essaie toujours de retrouver la trace de l'homme dans sa nudité, sa fragilité, de cet homme bien souvent introuvable. Enseveli parmi les ruines monstrueuses de ses actes absurdes ... Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, je ne fuis pas la réalité pour me réfugier dans de beaux rêves - je veux dire qu'il y a place pour de beaux rêves à côté de la plus cruelle réalité - et je m'entête à louer ta création, mon Dieu, en dépit de tout !  - écrit en 1943 du camp de Westerbork -

Citation : De la souffrance - Maître Eckhart

Pour qui ne souffre pas par amour, la souffrance est vraiment souffrance et elle lui est lourde. Mais celui qui souffre par amour, ne souffre pas vraiment et sa souffrance est féconde devant Dieu. __________________________

Citation : Souffrances - Karol Vojtyla

De quelles souffrances l'humanité n'est-elle pas affligée parce qu'elle ne sait pas se réconcilier ! __________________

Citation : Ce qui me ravit - Cesaria Evora

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- Photo "Sourire du Cambodge" de phgaillard2001 - Ce qui me ravit aujourd'hui, c'est le bonheur d'avoir traversé toutes les souffrances pour mieux vivre ce que je vis maintenant. ______________________

Texte : L'estropié du corps - Jean-Yves Ducourneau

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- Photo "Roue de fauteil" de MPhotographe - Quand je me regarde, je ne me vois plus Mon corps n'est qu'un lambeau perdu Mes chairs ouvertes ne sont que sang versé Et tous mes os meurtris sont décharnés Je rêve d'un autre et je ne suis que moi Voguant de cris stridents en pauvre désarroi Hurlant douleur épaisse et folle dépression Quêtant le vide abstrait qui fait ma déraison. Je ne suis rien qu'une larmoyante plainte Noyant de sa folie ses larmes dans la crainte De n'être plus jamais sur cette terre un homme De n'être plus aimé, et désiré, en somme. Toi qui du Ciel lointain sur moi te penches Soutiens mes pas qui, sans toi, vacillent et flanchent Empêche-moi de gémir et puis de tomber là Dans le violent grand saut de mon triste trépas Fais que je puisse encore sourire et vivre Que j'écrive encore sur mon chemin "à suivre" Avec comme plume une roue dans chaque main Et mon fauteuil d'humilié pour tout nouveau refr...