La souffrance modifie mon comportement, m'éloigne de la Présence divine en moi. Si je choisis de la fuir : En m'étourdissant dans le divertissement, dans le bruit de mes occupations : mon âme est alors accaparée par le monde extérieur. En me durcissant, en me raidissant, en me révoltant contre cette souffrance : mon cœur se ferme. En me décourageant, en me laissant écraser par elle : je n'ai plus d'amour. Ignorer la souffrance, la nier, y succomber… sont de fausses solutions qui nous accablent encore plus. Dieu nous donne de l'intégrer en nous comme partie incontournable de la vie, comme un chemin de progrès, d'évolution : l'accueillir, recevoir Dieu en elle, l'assimiler dans une nouvelle synthèse intérieure qui deviendra plus riche de lumière et d'amour, de capacité de comprendre et d'aimer. Toute souffrance est une invitation à un approfondissement de l'âme, à un élargissement de notre faculté d'accueil. C'est une grande édu...