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Affichage des articles associés au libellé Divertissement

La dictature parfaite - Aldous Huxley

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La dictature parfaite serait une dictature qui a les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude - écrit en 1932 -

Société de consommation - Hannah Arendt

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La société de masse est peut-être encore plus sérieuse, non en raison des masses elles-mêmes, mais parce que cette société est essentiellement une société de consommateurs, où le temps du loisir ne sert plus à se perfectionner ou à acquérir une meilleure position sociale, mais à consommer de plus en plus, à se divertir de plus en plus (...) Croire qu'une telle société deviendra plus "cultivée" avec le temps et le travail de l'éducation, est, je crois, une erreur fatale (...) l'attitude de la consommation, implique la ruine de tout ce à quoi elle touche.    

La vie ordinaire - Jacques Le Goff

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  L'ordinaire... qui n'en a éprouvé le goût fade, celui de la banalité, de l'insignifiance, de la médiocrité ?  L'impression dominante est terne ... Sentiment qu'il ne se passe rien dans l'écoulement des jours, que demain le gris ajoutera un peu plus au gris d'aujourd'hui et d'hier ...  La tentation est légitime de s'en arracher par la grâce des vacances comme moment de mise à distance régénératrice. Mais aussi la tentation de courir à grandes enjambées pour passer de la grisaille à la griserie par le voyage,  la fête, le sexe, l'alcool et autres euphorisants. Avec probabilité, au retour, d'une aggravation du mal-être au long de jours cotonneux. Parce que cet "extra-ordinaire" de diversion fane, hélas, en un rien de temps. Et si la solution n'était pas de fuir le quotidien par mise entre parenthèses, mais de le regarder autrement pour découvrir, sous sa morne écume, des richesses insoupçonnées. Car l...

Comme si Dieu n'existait pas - Maxime Piolot

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Pour oublier le temps qui passe, le tourbillon de nos angoisses, nous choisissons d'être frivoles, heureux de suivre nos idoles, Comme si Dieu n'existait pas. La liberté nous est donnée, comment ne pas la piétiner ? Lequel de nous a-t-il chanté le hasard, la nécessité, Comme si Dieu n'existait pas ? Pour avoir inventé l'amour, nous poursuivons le rêve fou de Prométhée, bonheur de feu, nous nous croyons maître du jeu, Comme si Dieu n'existait pas. Quand vient la fin des illusions, nous voilà seuls, nous frissonnons ! Quelle morsure de disparaître et de ne plus jamais renaître, Comme si Dieu n'existait pas. Tu as rêvé d'humanité, toi que j'admire à en pleurer, tu t'es donné tu t'es battu sans l'espérance d'un salut, Comme si Dieu n'existait pas. - Disque "Les Fruits du silence" -

A propos des saisons - Michel Piquemal

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Le printemps, l'été, l'automne et l'hiver sont des saisons aujourd'hui obsolètes. Vive les saisons sportives ! Nous comblerons les creux de la vague d'un réjouissant scrutin électoral, d'une élection de miss, d'un concours de chant européen ou de galas humanitaires qui lâchent la bonde à l'émotion trop longtemps contenue.  Ainsi, nous anesthésierons les citoyens, qui hurleront leur soutien populaire dans des stades ou devant leur poste plutôt que de s'interroger sur des sujets qui ne leur appartient pas de prendre en charge.

Divertissement ou divertissement ? - Christiane Singer

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  Le monde est hanté de tous ces êtres détournés d'eux-mêmes et trafiqués par d'autres comme des moteurs de voitures volées.

La joie du chrétien - Benoît XVI

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L’élément fondamental du christianisme est la joie. Non pas la joie au sens d’un amusement vulgaire, qui peut avoir lieu sur un arrière-plan de désespoir. Nous savons bien que le divertissement est souvent le masque du désespoir. Mais je parle de la joie véritable. Une joie qui subsiste même si l’existence est difficile, et qui rend alors vivante cette existence (…) Au cœur même du christianisme, il y a toujours ces mots : je vous annonce une grande joie, Dieu est là, vous êtes aimés, et c’est établi pour toujours.   

Texte : La mode – Gustave Thibon

La mode, cette dictature de l'éphémère qui s'exerce sur les transfuges de l'éternel et remplace la tradition abolie. la variation tient lieu de variété et la diversion fleurit sur le tombeau de la diversité. Ainsi les engouements collectifs se succèdent sans laisser de traces : la feuille morte voltige d'un lieu à l'autre, mais tous les lieux se valent pour elle, car son unique patrie est dans le vent qui l'emporte...