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Les béatitudes revisitées - Gabriel Ringlet

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  Il disait : « Heureux, vous, les hommes verdoyants, vous fertilisez la terre ».  Il disait : « Quelle chance les amoureux ! Vos cœurs de braise réchauffent le cœur des hommes ».  Il disait encore : « Merveille, vous les résistants, vous les artistes et vous les acrobates, vous pour qui la foi ne tient qu’à un fil : vous encouragez notre traversée ».  Il disait : « Heureux vous, les vieillards sereins, vous apaisez le monde ».  Il disait : « Quelle chance les enfants au cœur léger, vous réjouissez la maison ». Il disait encore : « Merveille, vous les sculpteurs de paix, vous les tendres, vous les doux, vous les têtus de la douceur, vous faites reculer l’intégrisme ».  Il disait : « Heureux, vous, les saltimbanques et les poètes ! Vos paroles et vos rires vont nous donner des ailes ».  Il disait : « Quelle chance les allumeurs de réverbères, vous éclairez notre actualité ».  Il disait encore : « Merveille, vous les transparents, vous les ouverts, ...

Va vers toi-même - Gabriel Ringlet

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  Va vers toi-même. Étonne-toi de toi. Accueille la polyphonie qui t'habite. Les couleurs de ta palette sont plus que tu ne l'imagines. Réveille les lumières de ton vitrail intérieur. As-tu déjà contemplé un vitrail de près ? Vu de l'extérieur, il paraît un peu gris et triste. Il faut entrer dans le sanctuaire ou dans la maison. Et s'asseoir. Pas seulement un jour, une fois. S'asseoir souvent, quelques minutes, mais à des heures différentes, quand il fait beau soleil, quant il fait pluie, par temps de neige ou de brouillard. Quelle vie, un vitrail ! A chaque saison du jour une lumière nouvelle. Assieds-toi près de toi, respire un bon coup, laisse un peu de souffle t'envahir, et dis-toi que le premier vitrail , c'est toi.