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Ce peuple paysan - Xavier Grall

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Ce peuple paysan parmi lequel je vis, je ne cesse d'en admirer la force, le caractère, l'ingéniosité, l'énergie. Ces hommes savent tout faire. Créateurs de la terre, planteurs de céréales et des arbres, rois méconnus des bêtes et des choses, ils vont dans les travaux et les jours, mesurés, raisonnables, et m'enseignant cette règle d'or de toute société humaine, voire de toute civilisation : la solidarité. ... Cette solidarité, était naguère, à la campagne, une nécessité vitale. Elle l'est beaucoup moins aujourd'hui à cause des progrès techniques qui y ont été apportés. Reste donc une très pure vertu. Hommes des villes, bourgeois, cette vertu-là, l'entraide, l'avez-vous toujours ? ... Il me plaît d'être inséré dans ce peuple d'hommes solidaires, hospitaliers, les hommes réels... Au fond, à bien y réfléchir, les hommes biens nés, les êtres bien élevés, c'est eux. De Botzulan, je leur adresse mon chaud merci. ...

Le monde à table - d'après Hervé Bertho

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" Aujourd'hui, on n'a plus le droit  d'avoir faim ni d'avoir froid " nous disait Coluche. La faim est un des plus grands scandales de notre monde si riche où croissent les milliardaires, au défi du bon sens. Un enfant meurt de faim toutes les dix secondes ! 850 millions de terriens meurent de faim chaque année, alors que 557 millions d'obèses jouent avec la mort pour avoir trop mangé ! Voilà le grand déséquilibre du monde. La faim n'est plus seulement due à l'ignorance ou aux incidents climatiques, mais principalement à la cupidité, l'incurie et l'indifférence. Pourtant, si les citoyens, leurs organisations et leurs gouvernements reconnaissent la faim comme le principal problème que doit affronter l'humanité, nous aurions les moyens d'assurer réellement et concrètement l'alimentation mondiale.  Le monde est en crise, des réponses sont urgentes. Ventre affamé n'a pas d'oreille ! On meurt aussi des...

Les paysans - Xavier Grall

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  Moi, j’aime le mot paysan. C’est le plus beau puisque le plus vrai. Il y a « pays » dans ce mot là. Il y a de la terre dessus. De la pluie. Des tiges. Des semailles. Des blés. Ne me parlez pas d’exploitants. Ce mot est laid comme le mot profit. (…) C’est à partir du XIXe siècle que les hommes se sont mis à renier leurs origines et à brocarder la paysannerie. Quitte à mettre leurs enfants dans les usines atroces et à jeter les filles sur le pavé des sombres villes. Ce fut l’époque du Capitalisme triomphant. Et comme les êtres exploités, les villages se sont tus.